Arrivée à la ferme

En sortant de l’avion, direction le service d’immigration où je dois faire mon visa. C’est un gros avantage au Népal : on peut prendre son visa sur place ! J’avais déjà fait quelques formalités sur internet, ce qui me permet de gagner un peu de temps.

Lorsque je suis face aux autorités et que je leur remets mes papiers, ils me posent tout un tas de questions. Qu’est-ce que je fais dans la vie ? Où vais-je habiter au Népal ? Est-ce que je voyage seule ? Mon interlocuteur n’a pas l’air très commode. Je lui explique donc – impassible – que je vais rejoindre des amis à Kathmandu et que l’on va sûrement rester là-bas puis voyager dans les environs. Il est satisfait de mes réponses, et je décroche mon visa en à peine trente minutes. 37€ pour un mois, c’est donné !

Je récupère ensuite facilement ma valise, et saute dans le premier taxi que je vois. Quand je vois à quel point les bus sont bondés, je suis bien contente d’être assise dans un taxi ! Sauf que…il n’y a pas de ceinture à l’arrière – mon chauffeur en a une à l’avant, mais ne la met même pas – et que le code de la route n’est pas vraiment respecté à la lettre.

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Je me dis que si je survis à ce trajet jusqu’à la ferme, je pourrai survivre à n’importe quoi. On aurait pu avoir facilement dix accidents de voiture dans Kathmandu, entre les voitures venant d’en face qui déboîtent au dernier moment, et les motos qui se faufilent entre les voitures. Le fait qu’ils conduisent à gauche n’arrange pas les choses, je me sens complètement perdue.

Dire qu’hier j’étais dans un uber parisien, avec un chauffeur en costard, et qu’aujourd’hui je suis dans un taxi nepalais, sans ceinture, sur des routes où la seule règle en vigueur est celle de la survie !

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Dans la rue, un policier fait la circulation. Au beau milieu des voitures, il agite son panneau et les voitures semblent l’écouter. Le taxi quitte enfin Kathmandu – la pollution commençait à me piquer les yeux – et nous attaquons la montée vers la ferme.

Alors que l’on s’éloigne de la capitale, l’état de la route s’empire. Les portions goudronnées se font rares, et les trous sur la route deviennent un lieu commun. Parfois, on ne peut même pas croiser la voiture qui arrive en face et il faut reculer. Dans une crevasse… La ferme n’est qu’à 28km de la capitale, mais le trajet prend une éternité. Plus d’1h30 en taxi !

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A quelques kilomètres de la ferme, notre taxi se fait arrêter par les autorités locales. Ils ont repéré que j’étais occidentale, et me font payer une taxe de 300 roupies, soit quelques euros. J’accepte sans broncher.

Le taxi arrive enfin à destination et me dépose devant le « Sunrise hotel », qui se trouve selon mes hôtes à quelques minutes à pied de la ferme. Je laisse au passage un pourboire au chauffeur, il faut avoir du courage pour conduire dans ce pays.

 

Il fait déjà nuit, et je me retrouve donc devant ce Sunrise hotel, au beau milieu du Népal, seule au monde. C’est alors que je vois des locaux, et que je leur demande s’ils savent où se trouve la maison de Pramila. Ils m’indiquent le chemin, et je suis leurs indications. Je croise un groupe d’enfants qui me confirme que je suis bien dans la bonne direction, et quelques minutes plus tard, je trouve la ferme ! Après 24h de transport – décalage horaire inclus – je peux enfin le dire : JE SUIS ARRIVEE !!!

 

 

 

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