JOUR 6 à la ferme

Aujourd’hui, réveil autour de 9h. Nous continuons de couper de la courge ensemble, pendant environ 1h.

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Pramila nous parle de l’université au Népal : beaucoup de jeunes y vont, c’est pourquoi on en voit peu dans les villages. En revanche l’université est payante, donc tout le monde ne peut pas se permettre d’y aller. Pour beaucoup de familles, c’est un dilemme entre laisser leurs enfants partir et les forcer à rester à la ferme pour prendre la relève.
Pause repas autour de 11h : miam miam !
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Dans l’après-midi, une nouvelle voyageuse arrive : Rosalie, une allemande qui a bientôt fini ses études pour être prof de biologie et physique. Elle vient de la région de Stuttgart – où je vais commencer mon stage début janvier, quelle coïncidence ! – et elle était en Islande au mois de mai, comme moi. Que de coïncidences !
Elle a passé 4 semaines dans un orphelinat à Kathmandu avant d’arriver à la ferme, et fait de nombreuses randonnées.
Quelques heures plus tard, une voyageuse francaise arrive : Marie, 19 ans, qui a réussi sa première année de médecine et décidé de prendre une année sabatique pour voyager en Asie avant de reprendre ses études pour devenir neurologue.
Elle est au Népal depuis bientôt trois mois et elle a déjà fait des choses incroyables ici : 1 mois de trekking dans l’Himalaya, plusieurs semaines dans un orphelinat, dormi chez des locaux mais aussi sous un pont avec son sac de couchage…
Elle me parle de ses précédents voyages en Afrique, où elle s’est retrouvée pendant 3 jours dans un prison car elle voulait aller au Nord du Mali et que personne ne l’avait informée que c’était interdit. Elle a également fait du stop à travers l’Europe, et vécu dans des dizaines de villes différentes en France.
Nous décidons de cuisiner ensemble des gnocchis, pour changer des plats népalais habituels – à base de riz.
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Nous mangeons tous ensemble et Pramila, toujours prête à nous parler de ses expériences, aborde plusieurs sujets avec nous :
la télévision : elle trouve que beaucoup de népalais ont les yeux rivés devant leur TV, qui ne leur apprend pas grand chose. Cela les distrait, alors que nous pouvons passer des soirées beaucoup plus enrichissantes en échangeant autour d’un dal bhat ! Elle nous raconte une histoire particulièrement drôle : elle n’avait pas de télévision, mais le professeur de sa fille lui a forcé à en acheter une car celle-ci était particulièrement douée en danse et passait à la TV pour une compétition…Depuis, elle ne l’a que peu utilisée et la TV dort à côté des toilettes !
la méditation : elle avait tenté la méthode Vipassana – très exigeante, il est interdit de parler par exemple – pendant dix jours, mais ça ne lui avait pas plu. Il y avait beaucoup trop de règles, alors que la méditation doit se faire naturellement. Elle nous explique sa technique à elle : elle fait le vide dans sa tête et pense à un lieu qui lui apporte du bonheur, en l’occurrence elle s’imagine au paradis avec toutes les personnes qu’elle apprécie.
les études : sa fille a décroché une bourse pour étudier aux US, où elle est actuellement. Elle nous parle de la compétition folle qui existe au Népal entre les étudiants pour décrocher ces précieuses bourses. Les familles doivent débourser plusieurs milliers de dollars, sans être sûr que leur enfant sera pris…
Sa fille s’est montrée très convaincante lors des entretiens, et avait confiance en elle, ce qui a fait la différence. Elle se plait aux US mais regrette qu’il n’y ait pas plus de travail. Au Népal, il faut travailler des heures tous les soirs et il y a beaucoup de travaux à rendre. Pas aux US…
la musique : elle nous parle des musiques népalaises, et chante même une de ses compositions. La chanson s’appelle « maya » (amour en népalais) et est très mélodieuse. Elle raconte l’histoire d’une fille népalaise, qui veut faire des études et n’a pas envie de rester à la ferme chez ses parents.
Elle sort son harmonium et joue le morceau.
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Peu après, nos parlons de la culture de la marijuana. La drogue est interdite au Népal, en revanche les graines sont utilisées en salade par exemple – c’est également le cas dans nos pays développés. Nous goûtons et c’est délicieux ! Les feuilles sont aussi utilisées pour le thé, elle a promis de nous en faire bientôt.
Il est temps d’aller se coucher.
Comme nous a dit Pramila plus tôt, « If you always look for something happiness will not come »

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