Rentrer en France depuis l’Allemagne ? Pas si facile…

N’ayant pas vu ma famille depuis novembre, je décide de rentrer en France pour Pâques. Mon retour qui devait s’annoncer sans encombres – après le Népal, j’ai pu réaliser à quel point les transports étaient bien organisés dans les pays développés – ne fut pas si simple…

Etant en stage à Stuttgart, la meilleur option que j’avais trouvée était de prendre un vol à Francfort, et d’y aller en covoiturage en sortant du travail. Oui mais…les bouchons. Ah. 2h de retard accumulés, et un avion de raté. Dommage ! A la clé, tout de même, une rencontre inattendue – mon conducteur était péruvien, et nous avons pu échanger sur l’Amérique latine où je vais me rendre cet été – mais un vol parti en fumé..ou plutôt, dans les nuages, sans moi.

Le mercredi soir, je me retrouve ainsi seule à Francfort à côté de la gare, un quartier visiblement connu pour sa vie nocturne avec ses casinos et des clubs de streap-tease. Heureusement pour moi j’ai internet en Allemagne – merci Free – et je trouve une auberge non loin de là. L’auberge est dynamique, et tout est bien organisé – on est loin de ma nuit au Népal dans une auberge de jeunesse à Kathmandu (Soirée à Thamel, Kathmandu).

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Alors que je m’installe dans ma chambre – enfin, dans le dortoir que je partage avec 6 personnes…ce qui me rappelle mes galères de début d’année en Allemagne, j’avais du passer 1 mois dans un dortoir car je ne trouvais pas de logement – je tombe sur un canadien et sympathise avec lui. Nous passons la soirée ensemble dans Francfort, mangeons un bon kebab et il me raconte son parcours. Cariste en entrepôt pour une entreprise canadienne à Vancouver, il est venu pour une dizaine de jours en Europe afin de découvrir nos belles capitales. Il me raconte la vie au Canada, les sports en extérieur, la difficulté de trouver des légumes bon marché… Une belle rencontre inattendue, la deuxième du jour !

Lorsque nous rentrons à l’auberge, je réalise que je n’ai presque aucune affaire utile avec moi. Je comptais arriver en France le soir même, donc je n’ai ni brosse à dents, pyjama ou quoi que ce soit. Mais après tous les transports de nuit que j’ai pu prendre, c’est un bien pour un mal. Au moins, le lit ne bouge pas…

Le lendemain, je me lève tôt et prend le train pour Paris. La gare n’est pas si déserte que ça, malgré l’heure très matinale, et je prends un bon petit déjeuner à l’allemande – à savoir, un petit pain garni de fromage et de légumes. Moi qui devais avoir une petit déjeuner français, c’est raté..

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J’ai la joie d’avoir une correspondance à la capitale, qui implique bien sûr de changer de gare et de transiter par la station Châtelet, dont les sous-terrains sont aussi compréhensibles que le labyrinthe de Dédale. Au-delà de la saleté dans le métro, je retrouve les galères parisiennes : escalator en panne, 15min de marche à pied dans les sous-sols car le quai est fermé, pas d’ascenseur (le métro parisien est d’ailleurs l’un des pires au monde en termes d’accessibilité, vidéo intéressante du Monde à ce titre :  https://www.youtube.com/watch?v=-xSecqSsfv8)…

J’arrive saine et sauve à Gare de Lyon, et prend mon train pour le sud de la France.

30074538_1765550546834424_680447274_oC’est reparti ! Le conducteur de train est visiblement marseillais et fier de son accent, car il insiste bien sur chaque mot qu’il prononce – ce qui fait bien rire tous les passagers de mon wagon. Je ne réalise toujours pas que je vais retrouver le Sud de la France après tout ce temps !

A côté de moi, dans le train, une grand-mère joue au solitaire et je manque de m’endormir en voyant sa partie de carte qui a l’air plus que passionnante. Heureusement pour moi, elle a visiblement peur de rater l’arrêt et part se poster devant la sortie 20 bonnes minutes avant notre arrivée en gare d’Avignon – ce qui me réveille de mon sommeil léger, et qui n’est pas plus mal.

Je tombe alors sur une autre grand-mère, au style bien différent : bottes Uggs, chihuahua en laisse, et veste en fourrure léopard. Je suis bien de retour dans le Sud…
Et 24h après avoir quitté mon travail, ces quelques jours de repos ne seront que mérités !
Le Pont d’Avignon :
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Le Mont-Ventoux :
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Au cours de ce séjour, je retrouve mes racines provençales, des amies de longue date, je revois ma famille, et me rappelle de tous les bons moments que j’ai vécu ici. Il n’y a rien de mieux que de refouler la terre qui nous a vu grandir après avoir voyagé…
Et moi qui pensais rentrer tranquillement en Allemagne le lundi soir, c’est une fois de plus un retour rocambolesque. Etant donné que je n’ai pas pris mon vol aller, j’apprends que la compagnie m’annule automatiquement le retour sans le rembourser, paie pour un aller simple vers Munich en 1ere classe car tout est plein, me fait rappeler par la compagnie qui m’annonce que je peux finalement prendre mon vol pour Francfort et qu’ils me remboursent le billet pour Munich..
J’accepte, et embarque donc pour Francfort – avec la certitude, cette fois-ci, de voir l’aéroport de cette ville, pas comme à l’aller.
A bord de l’avion, je me fais plaisir et demande du vin. C’est la première fois que je fais ça, et je devrais le faire plus souvent. Le vin est excellent !
Le vol atterrit à l’heure, mais même avec toute la bonne volonté du monde, c’est trop juste pour que je puisse prendre le dernier Flixbus en direction de Stuttgart – à 5min près, ce n’est pas faute d’avoir tracé en sortant de l’avion.
Une fois de plus je me retrouve seule dans un lieu inconnu, en l’occurrence l’un des plus gros aéroports d’Europe, à 21h un lundi soir en devant aller travailler le lendemain à 7h du matin. OUPSI !
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Familière avec Blablacar, je trouve un covoit qui va de Francfort à Stuttgart, le réserve et organise le trajet avec la conductrice. Elle propose de venir me chercher directement à l’aéroport, ce que je ne refuse évidemment pas !
Travaillant dans la restauration quelques jours par semaine avec son copain, elle finit assez tard le soir et j’attends donc près de trois heures à l’aéroport. L’occasion de boire un café au caramel et de visiter le lieu, casque sur les oreilles.
Alors que minuit approche, ma covoitureuse arrive et c’est parti ! En description, elle avait écrit qu’elle conduisait vite et ce n’est pas une blague. Nous frôlons les 200km/h ! Contrairement à la France, il n’y a pas de limite de vitesses sur de nombreuses routes en Allemagne, mais elle utilise également une application pour voir les radars mobiles sur les portions où la vitesse est limitée. Classique et malin…
Ma covoitureuse et son copain sont de bonne compagnie et nous discutons – en allemand, of course – tout le long du trajet. Nous parlons de nos projets – elle compte se lancer dans le cinéma, tout a l’air de la passionner dans ce milieu de la réalisation à une carrière d’actrice – mais aussi du système éducatif en Allemagne, de notre travail, de la région où ils ont grandi – elle dans la Forêt Noire, qui n’est pas un gâteau mais bel et bien une forêt, et lui en Bavière comme en témoigne son accent.
Je ne vois pas le temps passer, et suis presque triste de devoir les quitter en arrivant à Stuttgart. Mais il est déjà 1h30 du matin, et temps d’aller se reposer – quelques heures – pour me rétablir de ce voyage enrichissant mais éprouvant…avant de partir travailler, plus motivée que jamais, le sac plein de chocolats et nourriture française !
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