Bâle – Suisse

Profitant d’un billet de train permettant de circuler en illimité dans le sud-est de l’Allemagne et jusqu’à Bâle, je décide de me rendre en Suisse et de tirer parti de cette opportunité en faisant plusieurs arrêts avant d’atteindre cette ville. Réveil à 4h30, et c’est parti ! Je prends le premier train, à 5h du matin, en direction de Baden-Baden. Je m’arrête ensuite à Offenburg et Freiburg, avant d’arriver à Bâle autour de 16h. De ces différentes villes, je retiendrai surtout Freiburg, une ville verte, au coeur de la fôret noire – voir autant de nature m’avait manqué, à côté de Stuttgart qui est une ville très industrielle – et au centre-ville très charmant. Fruit du hasard, je tombe également sur l’entraîneur de l’équipe allemande de football, Joachim Löw, qui vit vraisemblablement ici !30867741_1787590891297056_1418535404_o

J’arrive ainsi en milieu d’après-midi à la gare qui se trouve au nord de Bâle – ah, il y avait deux gares ? – et réalise en sortant du train que mon hôte couchsurfing n’habite pas à côté de la gare où je viens d’arriver mais à l’autre.. Je traverse ainsi tout Bâle à pied – si vous me connaissez un peu, vous savez que je préfère toujours marcher quand je voyage – ce qui me donne l’occasion d’avoir un premier aperçu de la ville.

Le Rhin traversant la ville, je découvre que de nombreuses berges sont aménagées ce qui permet de profiter du cadre. Cela me rappelle immédiatement Lyon, où j’ai habité deux ans, dont les berges aux abords du Rhône attirent de nombreux citadins lorsque le temps est clément.

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Je traverse ensuite le pont, et me trouve dans le centre-ville de Bâle. Je suis étonnée de découvrir une ville pentue, visiblement construite sur une colline. Ayant surtout habité dans des villes plates ces dernières années- Grenoble, Orléans, et la presqu’île de Lyon – cela me rappelle mon enfance dans la campagne provençale où les paysages sont très vallonnés.

Je remarque également que des bâtiments sont très colorés, à commencer par l’hôtel de ville (Rathaus en allemand). Ce style architectural me rappelle Prague et ne m’évoque pas du tout la Suisse !

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Après une heure de marche, et plusieurs passages souterrains empruntés -c’est d’ailleurs le premier pays du monde que je visite où les souterrains ne sentent pas l’odeur de pisse, confirmant les standards suisses en termes de propreté – j’arrive chez mon hôte.

Actuellement aide-soignante à l’hôpital, et âgée de 20 ans, mon hôte est également aventurière et me parle de son expérience en Asie – elle a ainsi suivi des cours de surfs en Thaïlande, une sacrée histoire !

De fil en aiguille, nous réalisons que nous avons de nombreux points communs : nous avons toutes les deux un blog, où nous écrivons dans notre langue natale même si nous maîtrisons l’anglais ; et nous apprenons l’espagnol, dans l’idée de nous rendre en Amérique latine.

Je rencontre également sa mère, chez qui elle vit, une professeur des écoles qui a beaucoup voyagé. Nous passons notre soirée ensemble, autour d’un repas succulent préparé par sa mère et en compagnie d’une autre voyageuse couchsurfing, une indienne en échange à ETH – l’université réputée de Zurich – et étudiant l’architecture. Décidément, je ne rencontre que des architectes cette année !

Au cours de la soirée, nous abordons des sujets variés, allant du système éducatif à l’Inde, en passant par l’économie collaborative. Je suis étonnée d’apprendre que très peu de personnes ont une voiture à Bâle : le système de voitures électriques de location à la journée est bien développé et vu le niveau de vie élevé en suisse – de l’achat à l’entretien d’une voiture, en passant par le parking, les dépenses peuvent vite chiffrer – la location occasionnelle devient très rentable. Dès lors, je comprends mieux pourquoi la ville me paraissait si calme, par rapport à la France ou même l’Allemagne où les centre-villes sont très souvent bien trop bruyants.

Nous parlons également du romanche, l’une des quatre langues officielles du pays avec le français, l’allemand et l’italien, qui est parlée par peu de suisses. Mes hôtes me font écouter un extrait audio d’une personne parlant cette langue et j’explose de rire – je comprends mieux pourquoi de nombreux suisses allemands ne prennent pas cette langue au sérieux, c’est une sorte de mélange entre l’italien et l’allemand dont le résultat est très étrange. Elles m’expliquent que cette langue est surtout parlée dans les campagnes reculées de la suisse, et que cela rend les échanges avec le reste de la Suisse difficiles quand c’est la seule langue parlée des habitants.

Nous rigolons également du fait que nous parlons anglais toute la soirée – alors que mon hôte et sa mère maîtrisent le français, et moi l’allemand – et nous mettons d’accord : l’anglais est clairement la langue la plus facile à parler ! Surtout qu’étant à Bâle, ils parlent le suisse allemand et non l’allemand que j’ai appris à l’école. Les différences entre les deux me paraissent plus grandes qu’entre le français et le québécois – ils prononcent la plupart des mots différemment, et ont de nombreuses expressions propres à eux. Mes collègues allemands m’avaient déjà prévenus : même eux ont du mal à comprendre les suisses allemands. Bonne raison de passer mon tour !

Le lendemain, je retrouve une amie française et l’indienne se joint également à nous pour visiter la ville. Notre hôte nous fait passer devant une Eglise où elle nous explique que son frère y avait été pour une fête de lycée. Atypique, j’imagine mal une soirée alcoolisée dans une église française !

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Notre hôte nous laisse dans un lieu typique, le markthalle de la ville, qui me rappelle à bien des égards Foodhallen d’Amsterdam : un grand hall dans lequel on retrouve différents stands de nourriture des quatre coins du monde, et divers petits vendeurs de bibelots. Le style du lieu est très scandinave, et me plait bien.

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Nous retournons dans le centre, et je retombe sur la mairie, où nous vient l’idée de déchiffrer l’écriteau de l’entrée qui est en latin. Je n’ai jamais étudié cette langue, mais le français et mes bases d’italien m’aident à comprendre le message. Je suis fière de moi !

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A la recherche d’un restaurant à un prix abordable dans Bâle – si une telle chose existe ? – je mets en marche google maps et nous vadrouillons dans la ville. La Bâle est dans mon camp comme dirait-on – ha ha…je ne me lasserai jamais des jeux de mots avec Bâle, c’est Bâle-ez, ou Bâle-eau, bref, je m’égare – pour trouver un lieu où manger, et après de multiples hésitations, nous cédons pour un kebab à 10€. Ca fait mal, mais on n’aura pas moins cher ici !

Rassasiées, nous repartons explorer la ville. Nous tombons sur un jardin bien représentatif de la perfection suisse : tout est parfaitement taillé et propre. On est à des années lumières des standards népalais !

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Vue sur le Rhin, en contre-bas de la célèbre cathédrale :

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L’intérieur de la cathédrale  :

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La vue sur les toits de la ville et la Cathédrale, depuis le centre de la ville :

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Bâle me fascine pour deux choses : 

  1. La localisation : la ville se trouve à deux pas de la frontière avec la France et l’Allemagne. Mon hôte me raconte ainsi que depuis qu’elle est petite, elle a pris l’habitude d’aller en France à vélo et qu’elle amène souvent un petit sac avec elle pour faire des courses là-bas et acheter du bon pain français.
  2. Roger Federer : grande fan de tennis, je découvre enfin la terre natale de mon idole et ressent la fierté des bâlois, à commencer par mon hôte, d’avoir un tel champion originaire de leur ville.

Je prends un train autour de 16h, et m’arrête juste avant à Baselworld, un bâtiment à l’allure futuriste, qui héberge des foires et autres événements au cours de l’année.

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Voulant profiter de mon weekend au maximum, je m’arrête au retour dans plusieurs villes avant de revenir à Stuttgart. Cette fois-ci c’est un coup de coeur pour Tübingen, une ville typique allemande avec ses nombreuses maisons à colombages, ses restaurants et bars illuminés le soir surplombant la rivière, son Eglise, et ses rues pavées.

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Et j’en profite pour faire un petit bilan de ce weekend :

  • ce sont d’abord 42 km à pied parcourus
  • mais aussi seulement 60€ dépensés dont 40 pour les transports ! Comme quoi, on peut en profiter avec un petit budget 😉

 

 

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