Couchsurfing à Quito

Je suis restée cinq jours dans la capitale équatorienne ce qui m’a permis de me faire une bonne idée de Quito. 

Mon hôte couchsurfing logeant dans le centre historique de la ville, j’ai surtout passé du temps dans ce coin là mais pas seulement. 

El centro historico

Évidemment le centre historique de Quito est un incontournable, et après la Colombie j’étais impressionnée d’en voir un aussi dense – à Medellin il n’y a tout simplement pas de centre historique, et à Bogotá il n’est pas bien grand. 

La place principale avec le palais présidentiel : 

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Les nombreuses églises :

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30BB234D-26BA-4FD6-9E15-89268142AD17La basilique, à deux pas de l’appartement de mon hôte :

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La visite de l’intérieur et l’ascension (payantes toutes les deux) en valent la peine :

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IMG_0165J’ai été surprise de voir des églises aussi dorées à l’intérieur. Et en discutant avec des locaux j’ai pu apprendre que la capitale équatorienne abrite de nombreuses églises figurant parmi les plus ornées du monde ! Ce qui confirme mes premières impressions.

Proche du centre historique se trouve également la Ronda, une rue animée le soir avec de nombreux bars et restaurants. J’y suis allée avec un allemand que j’avais rencontré par hasard dans la ville et le cadre est sympathique ! 

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Sortir à Quito 

Le quartier pour sortir s’appelle la mariscal et j’y suis allée deux fois en compagnie de mon hôte. 

La première fois nous avons été dans un bar irlandais près de la place Fosch – il y en a décidément partout! – et j’ai pu goûter une boisson locale, la Michelada. En bref une bière classique avec quelques centimètres de jus de citron au fond et du sel sur le contour du verre. Je n’ai pas aimé le mélange, qui me donnait l’impression de boire une bain de bouche, mais ça se tente.  

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La deuxième fois, je l’ai rejoint avec des amis et collègues à lui. Ils travaillent tous énormément et n’ont presque pas de temps libre car ils ont repris les études à côté de leur travail : mon hôte est ainsi docteur à plein temps à l’hôpital public et travaille 90h par semaine (avec plusieurs fois des shifts de 24h!) et a 20h de cours à côté. Forcément on n’a pas pas passé beaucoup de temps ensemble, mais à chaque fois que je le voyais il était plein d’énergie et toujours prêt à m’aider. Un sacré homme ! 

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Lors de cette deuxième soirée on est allés dans un bar karaoké et ils ont chanté des tubes latinos. Je ne connaissais aucune chanson mais c’était drôle de les voir s’amuser et chanter complètement faux. Les équatoriens ont l’air de savoir s’amuser !

Guapulo, le quartier chic

Je devais retrouver les trois touristes à Guapulo, puis ne les voyant pas après vingt minutes et n’ayant pas de SIM locale, je pars seule à la découverte de ce quartier. 

Je me sens dès le début dans un autre monde. Le quartier semble sûr, propre, les maisons sont plus des villas qu’autre chose et le grand parc situé non loin de là très bien entretenu. On sent que c’est la bourgeoisie de la ville qui habite ici, mais pour autant les prix sont les mêmes qu’autre part – environ 3$ pour un repas complet. Dans le restaurant j’entends d’ailleurs des locaux parler de la France et de la Coupe du monde, donc j’en profite pour m’introduire. Je suis surprise de voir que l’équatorienne que j’aborde parle un très bon français, et il y a une raison à cela : elle vit à Paris depuis 40 ans ! 

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IMG_0090La Coupe du Monde à Quito

Lorsque j’étais à Quito il y avait le match Belgique – France et fruit du hasard un bar belge diffusait le match dans la ville. Les trois touristes que j’avais rencontré à la frontière () s’y rendaient donc je les ai retrouvé la-bas. Sur place très bonne ambiance, écran géant et bière artisanale. Malheureusement le bar est victime de sa popularité donc impossible de trouver une table de libre ! 

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Le bar est tenu par un couple franco-équatorien très avenant, et ils nous font même visiter une production artisanale de Rhum juste à côté. 

Alors que le match est fini, je tombe sur trois français étudiant en médecine à Paris et faisant un stage ici dans leur 6e année d’étude. Nous partons visiter la ville ensemble, jouons avec des enfants au football dans la rue – la victoire de la France nous donnant une certaine popularité – puis je vais manger avec eux dans leur airbnb. Ca faisait tellement longtemps que je n’avais pas passé de soirées en compagnie de français !

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Le téléphérique de Quito 

La ville de Quito se trouve à un peu moins de 3000 mètres d’altitude, et en prenant le téléphérique on atteint 4000m ! Le touriste que j’avais rencontré avait eu le mal des hauteurs mais pour moi ca a été. 

Depuis là haut, on peut observer tout Quito et on comprend mieux pourquoi la capitale a 3 millions d’habitants ! 

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IMG_0288Il y a également plusieurs sentiers de randonnée, mais j’arrive trop tard pour aller jusqu’au bout. Je profite tout de même bien de l’air frais, loin de la pollution.!

Et je découvre un avantage de voyager seule : les employés me font couper la queue de retour et je prends le téléphérique pour redescendre après moins de cinq minutes d’attente. 

Monnaie

Une spécificité se trouve dans le fait que l’Equateur n’a pas sa propre monnaie et utilise le dollar. Le pays avait subi une forte inflation à la fin des années 90 – environ 60% à un certain point, ce qui en faisait la plus élevée d’Amérique latine – et le pays avait décidé d’abandonner sa monnaie le sucre pour passer au dollar en 2000, dans l’espoir de retrouver de la stabilité. 

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Je ne sais pas exactement l’impact qu’a eu ce changement, mais de ce que j’ai pu voir, les transports sont très abordables – avec le litre de diesel à 20ct d’euro cela se comprend. Par contre les prix dans les supermarchés se rapprochent souvent de nos prix francais. Sans mentionner les produits d’importation, tels que les cereales, qui peuvent coûter très cher.

Oui, c’est juste un paquet de chocapic…

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Une autre chose que j’ai pu remarquer ici – et toujours lié à la monnaie – est que les commerçants n’ont pas souvent du change, ou alors peu de petits billets. Quand je donne un billet de 20 dollars, j’ai l’impression de leur en présenter un de 100$ vu leur réaction ! La dernière fois, je me suis ainsi retrouvée avec 17 pièces de 1$ après avoir payé 3$ avec un billet de 20. Et croyez-moi, ça pèse lourd… 

Sécurité

Comme en Colombie, il faut faire attention à ses effets personnels – j’ai rencontré de nombreux français qui se sont faits voler leurs affaires, que ce soit au restaurant ou à un terminal de bus lors d’une baisse de vigilance – et prendre un taxi dès qu’il fait tard ou que l’on quitte les quartiers touristiques devient une nécessité. 

Au début je trouvais cela frustrant, maintenant c’est plus ou moins intégré à ma routine. L’avantage est qu’avec le diesel pas cher les taxis/uber sont abordables contrairement à l’Europe. Personnellement j’ai choisi de circuler avec uber dès que je pouvais, ce qui me permettait de payer par carte bancaire. Qui plus est à Quito c’est devenu l’occasion de pratiquer l’espagnol quotidiennement ! Et également d’avoir des cours d’histoire, l’un de mes chauffeurs m’ayant par exemple expliqué que le nom du pays a été donné par un francais, ou encore que le Venezuela, la Colombie et l’Equateur etaient un seul pays dans les années 1820 – cela expliquant la ressemblance des  drapeaux. 

Cela ne m’empêche pas de prendre des bus de temps à autre, par exemple j’ai pris le trolle – systeme de bus ressemblant à notre métro puisqu’il faut payer, passer les portiques et attendre dans une zone protégée – plusieurs fois et même aux heures de pointe. Comme d’habitude il faut faire attention à son sac mais sinon aucun problè à signaler. Et c’est carrément donné : 25ct de dollars pour un trajet, pouvant parfois durer 1h ! 

Ce qui n’est pas forcément simple, c’est de comprendre l’organisation du réseau de transports en commun. Parfois google maps donne de bonnes indications, à d’autres moments elles sont erronées et pas actualisées. Mais si on demande aux locaux on peut generalement trouver son chemin très rapidement ! 

En bref, la clé à l’étranger est d’adopter les habitudes des locaux.

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