1 semaine de volontariat dans une ferme en permaculture

Sur workaway, j’avais repéré une ferme isolée dans le sud de l’Équateur. L’occasion parfaite de se couper du monde pendant une semaine – pas de connexion internet – et de travailler en extérieur !

La ferme se trouve dans une région avec un micro-climat – je commence à m’y habituer en Equateur – et il pleut tous les jours. Qui dit pluie, dit boue, et donc bottes. Cela pimente les conditions de travail et il n’est pas rare de glisser ou se de transformer en ninja pour éviter les endroits où l’on s’enfonce jusqu’aux genoux.

Les journées de travail sont cadrées et organisées comme suit :

1.Meditation de 7 à 8h du matin

2.Travail de 8h à 12h

3.Pause repas pendant 2h

4.Travail de 14 à 16h

5. Puis fin de journée libre, que l’on passe géneralement dans la bunk house où l’on dort.

Apprentissages

Lors de cette semaine, j’ai pu m’initier à la permaculture et découvrir le fonctionnement du vermicompost, préparer la recette et fertiliser des sols, préparer le sol pour planter des haricots ou encore faire des transplantations.

Top 6 des apprentissages :

1. On peut mettre n’importe quel type de déchets organiques sur le vermicompost, des papiers journaux au marc de café, à l’exception de certains aliments (comme les acides ou oignons)

2. Le rumex – une plante parasite qui pousse aussi en France et se reconnait facilement avec ses petites taches violettes/rouges – est une nourriture idéale pour les lapins

3. Idée de recette pour préparer son engrais naturel : des cendres (10 tasses), du bore (2 cuilleres a café), du phosphore (2 tasses), du sel (2 tasses). Il suffit de bien mélanger et l’engrais est prêt. À vérifier si les proportions sont les mêmes pour la France et s’il faut tous ces ingredients !

4. Boire l‘eau de pluie : il suffit de la recupérer puis de la filtrer à l’aide d’un entonoir et d’un drap tamisé

5. Nourrir les poules : en plus de leur donner les restes alimentaires on peut broyer des coquilles d’oeuf et leur donner

6. Se soigner : la feuille plantin dont on utilise la fleur pour faire des lances pierres est géniale contre les piqûres et les brûlures !

En bref cette semaine m’aura appris que l’on peut reutiliser tout ce que l’on a dans son jardin, il suffit d’être un peu ingénieux. Et c’est le cycle de la nature : en nourissant le sol on permet aux micro-organismes de se développer, qui vont permettre aux plantes de croître, et de nourrir l’homme, qui va ensuite composter et nourrir le sol.

Rencontres

J’étais avec deux autres volontaires à la ferme : un français qui a étudié l’horticulture et voyage en Amérique latine pour approfondir ses connaissances, et un suisso-péruvien qui a fini ses études pour être professeur et a décidé de voyager avant de commencer son travail.

Heureusement que nous étions trois car les relations avec le farmier américain n’étaient pas toujours bonnes : pas pédagogue ni patient, ce n’était pas facile de comprendre ce que l’on devait faire – et surtout pourquoi! – donc on se soutenait quand l’un d’entre nous se faisait taper sur les doigts.

Pour compenser le cadre était magique. Vue sur les montagnes vertes entourant la ferme, dortoir des volontaires dans une cabane en bois isolée à côté d’une cascade et d’un pré où broutent les vaches, incroyable coucher du soleil depuis la douche…

Et avec la fatigue de la journée, je n’ai jamais veillé après 21h30. Cela fait un bien fou de faire des nuits complètes et de vivre en fonction du soleil !

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