La côte du Pérou !

Arrivée au Perou

Je choisis de prendre le bus de la compagnie Loja International pour aller au Pérou. Je pars ainsi de Loja, une ville au sud de l’Equateur, et me rend à Piura qui se trouve au nord du Pérou.

J’arrive bien en avance au terminal de bus – 4h – et malheureusement le bus de nuit est déjà complet. Je pars donc à la recherche d’un hôtel, rentre dans les hôtels de luxe en me disant que l’Equateur est un pays bon marché. Je tombe de haut quand on m’annonce le prix d’une nuit et me rabats donc sur un petit hôtel sans charme à deux pas du terminal.

Après une semaine de repas végétariens et peu variés, je suis contente d’avoir de nouveau une alimentation diversifiée. Je mange dans une chaîne locale mcdo version poulet et ne suis pas deçue du résultat.

Le lendemain, départ à 7h pour le Pérou et le trajet paraît bien long car les bus équatoriens ne sont pas très confortables. Qui plus est le bus fait beaucoup d’arrêt. Quoi qu’il en soit le temps passe et je traverse la frontière en quelques minutes seulement. C’est pourtant midi et il n’y a pas un chat, on est bien loin des galères à la frontière colombienne !

Piura

J’arrive à Piura dans l’après-midi, et une chose me marque déjà ici : il y a des pharmacies à chaque coin de rue, je n’ai jamais vu ça.

Je visite un peu le centre ville et la Plaza de Las Armas, puis voyant qu’il n’y a pas grand chose à faire et me sentant un peu malade, je décide de prendre un bus pour Chiclayo.

Chiclayo

Le premier bus péruvien que je prends est de la compagnie Linea et je dois dire que je ne suis pas déçue – tout le monde m’avait déjà prévenue que les bus étaient beaucoup plus confortables au Pérou, genéralement à deux étages et parfois équipés d’écrans tactiles comme dans l’avion.

J’arrive à Chiclayo, je trouve assez facilement un hôtel – à défaut d’une auberge. Et à 9€ la nuit c’est donné !

Le lendemain je visite un peu la ville, et elle me rappelle à bien des égards Piura. Il y a comme d’habitude une jolie place – plaza de las Armas – mais aussi un coin avec des sculptures grecques.

Ici, toujours autant de pharmacies, et aussi beaucoup de banques ! On dirait la bonne paie, il ne manque plus que la case prison du monopoly.

Je marche un peu dans le nord de la ville et me retrouve dans un marché couvert où l’on peut tout acheter, de la viande au poisson en passant par des jouets pour enfant. Je retrouve ce genre de marchés dans d’autres villes péruviennes lors de la suite de mon voyage, et m’y rends de temps à autre. L’endroit parfait pour découvrir la vie locale !

En bref la ville n’est pas incroyable, surtout qu’il y a une odeur de poisson à cause de la proximité de l’océan, le tout mélangé à une odeur de pisse. J’avais lu sur internet qu’il y avait des sites archéologiques à visiter dans le coin, c’est sûrement plus intéressant !

Trujillo et la plage

Je me rends ensuite à Trujillo, la troisième plus grosse ville du pays, et loge sur le conseil de voyageurs à Huanchaco – une plage non loin de là.

Je me retrouve dans une auberge de surfeurs avec une ambiance detendue, et en profite pour refaire du surf après avoir testé en Equateur. Malheureusement pour moi ce n’est pas du tout la meilleure plage pour surfer, elle est pleine de cailloux donc dès que je marche dans l’eau ou que je tombe de la planche je me fais extrêmement mal – l’eau est peu profonde ce qui n’aide pas.

Je profite toutefois d’être en bord de mer pour tenter le céviché, un plat typique à base de poisson et citron dont tous les voyageurs me parlaient. Je le prends en entrée c’est bon !

Je découvre une autre specialité – qui est apparemment chinoise – du nom d’arroz chaufa et qui me plaît bien.

Et surtout, je trouve une boulangerie qui fait de délicieux chaussons aux pommes. Cela me fait tellement plaisir de manger un bon dessert après de nombreuses semaines de privation !

La bonne nouvelle est que la plage est globalement plus ensoleillée que celle où j’étais restée en Equateur. D’ailleurs la vague la plus longue du monde se situe non loin de là, j’espère que ce n’est pas une plage de cailloux !

Quelques rencontres intéressantes à l’auberge également, d’une française voyageant un an en Amérique latine à un groupe d’australiens.

J’apprends d’ailleurs en échangeant avec la francaise que le continent sud-americain aurait pu etre anglophones car les anglais étaient arrivés en premier au nord de la Colombie mais que des maladies les avaient decimé. Imaginez un continent entier où l’on mange du porridge, boit du thé à longueur de journée et joue au criquet ? J’ai du mal…

Chan-Chan

Non loin d’Huanchaco se trouve le site archéologique de Chan-Chan, qui était la plus grande ville pré-colombienne (en bref, avant que Christophe Colomb ne débarque en Amerique soit en 1492). La ville de Chan-Chan a été la capitale de l’empire Chimor pendant 570 ans et en marchant dans les ruines, c’est difficile de s’imaginer que 40 à 60 000 de personnes ont vécu ici. En effet seule une petite partie (1 palace) du site se visite, sur les 10 qu’il y avait.

Et pour aller au site Chan-Chan, rien de plus simple que de prendre le bus puis de marcher 20 minutes jusqu’à l’entrée. Des taxis voulaient m’ammener à l’entrée du site pour 5 soles, mais franchement la route n’est pas dangereuse et cela fait du bien de marcher ! Et pour l’une des premières fois depuis que je voyage en Amérique latine, je peux enfin utiliser ma carte étudiante à l’entrée.

Trujillo

Trujillo est l’une des villes que j’ai trouvé les plus jolies – je parle du centre historique, n’ayant pas vu le reste.

La vile regorge d’églises coloniales, et la plaza de las Armas a plus de charme qu’à Piura ou Chiclayo.

J’en profite d’ailleurs pour tester quelques spécialités, à commencer par l’empanada lomito qui a bon goût ou encore un met à base de maïs qu’un péruvien rencontré par hasard dans la rue decide de m’offrir. Je suis d’ailleurs plutôt bien tombée ce jour-là, de ce peruvien avec qui j’ai pu discuter, manger sur le pouce et qui m’a guidée jusqu’à mon arrêt de bus – même s’il commençait à se montrer insistant vers la fin et que j’ai du lui donner un faux numéro – à un employé de la sécurité avec qui j’ai discuté pendant 2 heures sur la place principale.

L’echange avec cet employé m’a d’ailleurs beaucoup appris sur le Perou, il était très critique du système éducatif qui laisse de nombreuses lycéennes quitter l’ecole à 15 ans enceintes, et m’a expliqué que le plus grand fléau du pays était sans doute l’ignorance.

Nous avons également parlé de politique, et j’étais choquée de voir les écarts de salaire : au Pérou le salaire minimum est de 30 soles par jour (8€) alors qu’à côté de ça les députés gagnent 30000 soles par mois (plus de 8000€!).

Depuis le centre de Trujillo, je me rends facilement au terminal de bus en prenant un petit bus local appelé « combi » pour moins d’1$.

Une fois là-bas, je me rends au comptoir de ma compagnie de bus (movilbus) et j’ai l’impression de prendre un avion ! Je fais le checkin, laisse mon gros sac et pars m’assoir.

Je pensais que ma journée était finie en termes de rencontres, mais je me fourvoyais. Alors que j’attendais dans le hall, une grand-mère australienne engage la conversation avec moi en me demandant si je suis irlandaise. Moi, irlandaise ? J’ai passé trois jours à Dublin mais je ne suis pas sûre d’avoir déjà la nationalité.. en tout cas, nous echangeons longuement et elle m’explique qu’elle habite au Pérou et gère une paroisse catholique. Elle se trouve ici avec un groupe de peruviens catholiques qui apprennent l’anglais, et vont ensemble dans des villages reculés du Pérou pour enseigner les valeurs du christianisme et aider les jeunes à sortir de la pauvreté. Je discute un peu avec un jeune péruvien étudiant en medecine et dont l’anglais est excellent, ce à quoi je ne suis pas habituée ici. Il me dit qu’il aurait peur de voyager seul – même dans son propre pays – et j’ai l’air de l’impressionner un peu !

C’est ensuite l’heure de mon bus, et je ne peux m’empêcher d’engager la conversation avec ma voisine péruvienne qui a l’air complètement stressée à l’idée de prendre le bus seule – je l’entends parler avec sa grand-mère au téléphone. Solenca me dit qu’elle travaille sur Chiclayo dans

l’administration et qu’elle a pris des vacances pour visiter son pays. Et c’est la première fois de sa vie qu’elle voyage seule, je comprends mieux la panique ! Je la rassure, en lui disant que le bus est de très bonne qualité par rapport à ce que j’ai pu connaitre en Colombie et Equateur, mais tombant malade plus tard dans le trajet et manquant de lui vomir dessus je pense l’avoir baptisée pour son premier voyage seule….

À venir un article sur la région d’Huaraz et ses montagnes !

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