Huaraz et les montagnes – Pérou

Après un bus de nuit, j’arrive à Huaraz autour de 6h du matin et me rends à mon auberge.

J’ai passé une très mauvaise nuit dans le bus, vomi plusieurs fois, donc ce n’est pas la grande forme. C’est la première fois depuis le début de mon voyage que je suis malade, il fallait bien que ça arrive ! Au début je pensais que j’avais mal digéré quelque chose, mais je réalise rapidement que j’ai tous les symptômes du mal des montagnes : maux d’estomac, nausée, pas d’appetit, et petit mal de tête.

Je profite donc de cette première journée à Huaraz pour me reposer, et tente les feuilles de coca sur les conseils du peruvien qui travaille à l’auberge. J’en avais déjà entendu parler, et j’avais lu que c’etait soi-disant miracle contre le mal des montagnes. J’en mâche à longueur de journée, mais rien à faire, le mal persiste !

Heureusement pour moi, l’auberge est parfaite pour se détendre et la ville d’Huaraz bien moins bruyante que Trujillo. Dans la rue qui mène à la place principale, je trouve des dizaines de femmes Quechua – pas en habit de la marque éponyme, entendons-nous – en train de vendre des fruits et légumes et trouve facilement le marché principal où l’on peut tout acheter ou presque.

Je me balade dans la ville et le calme me plait beaucoup – malgré la circulation chaotique, ce qui est un classique en Amerique latine. J’ai le sentiment d’avoir enfin trouvé une ville authetique, avec une influence espagnole et occidentale bien moins importante que dans les villes côtières.

Je sympathise également avec le péruvien de l’auberge, et me debrouille avec mes bases d’espagnol. Ayant commencé à parler activement la langue il y a une semaine à peine, je ne brille pas mais parviens à me faire comprendre par mots clés. Retour en enfance !

Cornelio prend de mes nouvelles toute la journée, me donne plein de conseils et m’aide en début de soirée pendant deux heures à trouver une agence en ville pour payer un billet d’avion. Billet qu’il va finalement payer avec sa carte bancaire – toutes les agences étaient soient fermées, réticentes car le montant était trop élevé (à peine 70€, mais soit), ou n’avaient tout simplement pas envie de travailler comme nous avons pu le voir. J’avais jusqu’à minuit pour payer mon billet et ma carte européenne ne marchait pas (ni paypal…). Heureusement que Cornelio était là, ce fut mon sauveur du soir ! Et une leçon pour moi : l’interface des compagnies aériennes péruviennes a beau etre moderne, le backoffice est en carton.

Je remercie Cornelio en lui offrant le repas du soir, et nous passons la soirée à discuter et comparer nos systèmes éducatifs. Belle rencontre !

Excursion à la Laguna 69

Faisant le pari que j’irai mieux le lendemain, je m’inscris à l’excursion pour faire l’ascension jusqu’à la laguna 69 – qui se situe à 4600m, soit seulement 200m de moins que le Mont-Blanc.

Départ autour de 5h du matin dans une navette où je suis la seule touriste européenne – tous les autres sont péruviens – et direction le parc Huascaran. Nous traversons le parc avec le mini bus et ce que je vois est tout simplement magnifique. Hauts sommets, neige, montagnes en dents de scie, lacs. Je ne me sens pas mieux mais me dis que ca va en valoir la peine !

Nous attaquons l’ascension vers 9h30 après une pause pour le petit dej et chacun monte à son rythme. Il y a un guide qui reste avec les personnes les plus lentes, d’après ce que je comprends. Je commence donc à marcher et le manque d’oxygène se fait déjà sentir, alors que je suis à peine à 4000m ! La nausée continue, et les problèmes gastriques avec. Je retente le coca mais rien n’y fait. Je prends mon mal en patience et me fixe de mini objectifs : 100 pas, la prochaine grosse pierre… la route qui mène au lac me motive également, des sommets enneigés aux cascadesw J’arrive au lac après quasiment 4h d’ascension, fière d’avoir réussi malgré la douleur !

L’effort est récompensé par la vue de ce lac entouré de montagnes eneigées. J’ai du mal à croire que je suis à 4600m, c’est la premiere fois de ma vie que je suis aussi haut ! J’en profite pour me poser un peu et reprendre mon souffle, mais ne peut pas y rester trop longtemps car il faut redescendre…

La descente me prend 2h30, et je suis dans les derniers à arriver au point de rencontre. Ils ont tous été rapides, sauf une famille péruvienne qui est dans mon bus et que nous attendons 1h. Ils n’avaient pas l’air sportifs et ça c’est confirmé…Heureusement l’attente ne me parait pas trop longue car je fais la connaissance de deux americains qui prennent mon bus pour retourner sur Huaraz. L’Americaine parle un francais impeccable, je suis impressionnée ! C’est bien la première fois que je ne parle pas anglais avec des américains.

Nous sommes de retour à Huaraz pour 20h, et à 22h je prends un bus de nuit pour Lima. Passage express à Huaraz donc, mais je ne regrette rien !

Je sympathise d’ailleurs un irlandais qui travaille à l’auberge et me donne de precieux conseils pour la suite de mon voyage, puis avec deux suisses qui voyagent un an en Amerique latine lorsque j’attends mon bus. Ils ont fait un volontariat d’un mois vers Iquitos – dans l’Amazonie peruvienne – et ca me donne des idées… pour un autre voyage, peut-être ?

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