Une semaine de volontariat au sud de Cusco !

Arrivée à Cusco

Comme je n’étais pas en grande forme à Huaraz, j’ai décidé au dernier moment de prendre un vol depuis Lima pour aller à Cusco. Sinon, c’etait un bus de 22h et je ne me voyais pas passer près d’un jour dans un bus ! Je m’en tire avec un billet à 70€, ce qui n’est pas si mal puisque c’est à la dernière minute. Et cela m’évite bien de l’attente !

 

Le bus de nuit que j’avais pris la veille à Huaraz me dépose à un terminal de bus non loin de Miraflores, le quartier riche et touristique de la ville. Mais il est 5h30 et je ne vois pas trop ce que je vais faire là-bas un samedi matin, donc j’attends quelques heures puis sors du terminal pour aller à l’arrêt de bus qui va dans ce quartier. Comme d’habitude depuis mon arrivée au Perou, les taxis me hèlent à tout bout de champ et sont très insistants. Ce n’était pas le cas dans les autres pays, et ça commence à m’enerver ! Je les ignore, suis ma route et prends le bus.

Je marche ainsi quelques heures dans le quartier et j’ai l’impression d’avoir changé de pays : grandes villas avec le jardinier qui arrose les fleurs, chaînes type Starbucks, rues propres et ordonnées…

Puis plage avec les surfeurs qui vont tâter les vagues de bonne heure. Et grand ciel gris à cause de la pollution.

Je n’aurai marché que quelques heures à travers Lima, mais ce que j’en ai vu ne me donne pas spécialement envie de m’y attarder !

Alors que je reviens du parc qui donne sur la plage, je cherche le bus qui se rend à l’aéroport et demande mon chemin par le plus grand des hasards dans l’un des hôtels qui fait arrêt de bus. Je prends donc mon ticket, puis attends tranquillement. Ce n’est pas un bus local donc il coûte bien cher – environ 7€ pour moins d’une heure de bus, alors qu’on peut prendre un bus pendant 8h au Pérou pour ce prix-là. La pub du bus est un peu mensongère, ils vendent ça comme le meilleur bus du monde alors que les Cruz Del Sur que j’aurai l’occasion de tester par la suite sont bien meilleurs. Alala, le Pérou et le marketing !

Une fois à l’aéroport, je suis impressionnée par sa taille et sa modernité. Je trouve plusieurs spots pour charger mes appareils électroniques, et il y a plein de magasins et restaurants ! J’y suis bien en avance, donc je me balade un peu. Et tombe sur une chapelle dans l’aéroport ! Je savais que les sud-américains étaient très religieux, mais à ce point-là, je suis étonnée….

Le vol pour Cusco dure environ 1h et la vue depuis la cabine est superbe. Je vois de grands déserts et des paysages magiques. Sans parler de l’atterrissage qui me laisse entrevoir la ville et ses montagnes. Je suis bluffée !

Une fois mes valises récupérées, je sors de l’aéroport, évite une nouvelle fois les taxis – certains me poursuivent même quand je leur dis que je ne suis pas intéressée ! – et vais dans la rue pour prendre le bus. Les locaux du bus sont très sympathiques et m’aident à me repérer. Ils me disent où descendre pour aller au stade, et j’arrive ainsi moins de 30 minutes après à la station de bus qui doit me mener à mon volontariat. Il y a des départs toutes les 20 minutes environ donc j’attends peu, même s’il est 18h !

Moins de deux heures plus tard, j’arrive à ma destination qui est à gauche d’un petit pont, perdu au milieu de nulle part. Le bus est blindé et c’est la guerre pour en sortir, surtout que je prends de la place avec mes deux sacs ! Je m’en sors finalement, et monte vers la ferme.

Le volontariat

C’est mon troisième volontariat en Amérique latine, et celui où je me retrouve avec le plus de personnes. Nous sommes une dizaine de volontaires, venant de trois continents différents. Il y a un couple d’australien, une bolivienne, une argentinienne, une americo-colombienne, un couple de français, une américaine, un anglais…

et étant donné que nous travaillons de 8h30 à 12h quatre jours par semaine, nous avançons bien.

Le propriétaire de la ferme est un jeune péruvien de 24 ans, qui a repris l’exploitation de son grand-père. Beaucoup de travail pour remettre le lieu en état, et donc de travaux entrepris par les volontaires !

En une semaine, j’ai l’occasion de :

• préparer un mélange à base de boue pour repasser une couche sur le mur de la maison

• Casser des tuiles pour faire un chemin dans le jardin

• Enlever les germes de 150kg de pommes de terre, travail que je fais en tandem avec la française et qui n’est pas le plus fun car on est au frais et que l’on tombe malade toutes les deux

Quoi qu’il en soit le lieu est incroyable, à commencer par la douche : les vitres sont teintées donc on peut observer les montagnes quand on se lave.

Les chambres sont également très spacieuse, et chacun a la sienne. J’ai l’impression d’être dans un hôtel !

La nourriture est également délicieuse. C’est Dylan, l’australien, qui cuisine pour nous deux fois par jour et on voit son passé de chef. Tout est végétarien et tellement bon ! On a même droit à un bon gâteau car c’est l’anniversaire de sa copine. Un régal !!

Étant à 3000m d’altitude, il fait parfois frais l’après-midi et surtout la nuit – n’oublions pas que c’est l’hiver en Amérique latine – mais lorsqu’il y a des rayons de soleil tout va mieux !

Avoir ses après-midis de libre permet de s’adonner à la lecture, peinture ou écriture pour certains, ou tout simplement de se reposer.

Nous partons nous balader une aprem et les environs sont plaisants. Rivière, petite cascade.. les français me disent qu’il y a plein de villages derrière la montagne qu’ils ont découvert lors d’une balade et que ce fut une experience incroyable. Les locaux les ont invité à partager un repas, et ils ont pu découvrir leur mode de vie !

En bref, une superbe localisation, qui plus est à deux pas de la montagne arc-en-ciel – que je decide de ne pas visiter, les locaux me disant que c’est la pire saison pour s’y rendre à cause de la neige et du froid.

Rencontres

Je fais de belles rencontres lors de ce volontariat, du couple de français qui vit en Guyane et voyage pour une durée indéterminée en Amerique latine, au couple d’australien qui voyage depuis le debut d’année (l’australienne est originaire d’Autriche, que de coincidences!) en passant par la colombiano-americaine qui étudie l’architecture.

Tous ensemble, nous profitons d’ailleurs d’un jour libre pour nous rendre à Pisac, une ville à environ 2h de là.

Excursion à Pisac

Pisac est connue pour être située dans la vallée sacrée et de nombreux touristes s’y rendent donc.

Malheureusement la ville n’a pas vraiment de charme, et il y a des magasins touristiques et souvenirs à chaque coin de rue.

En bref plus de touristes que de locaux dans cette ville, et des prix multipliés par deux !

Toutefois nous mangeons des sushis dans un resto tenu par un américain et ils sont excellents.

Nous repartons de la ville dans un taxi/van, en nous fourrant à 7 dedans. Assise dans le coffre, je vois à un moment une voiture de police qui se rapproche. Elle nous fait les phares plusieurs fois, et je me dis qu’elle va nous arrêter. Pensez-vous, elle voulait seulement nous doubler ! On est definitivement pas en Europe.

Et puis c’est quand même mignon cet autocollant titi et grominet sur la vitre arrière…

En résumé, une semaine de volontariat reposante (10h de sommeil par nuit en moyenne!) et de nouvelles amitiés.

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