Retour rocambolesque en Europe

Première escale : Bogotá

 

Pour retourner sur Bogotá – où j’avais commencé mon voyage – je dois d’abord quitter mon volontariat et prendre un bus jusqu’à l’aéroport El Alto de la Paz.

J’en profite pour faire quelques achats, notamment du quinoa que j’achète à un producteur local dans la rue.

Le trajet en bus est sûrement le moins cher depuis mes débuts en Amerique latine : 2,5€ pour 7h de bus ! Et je me retrouve une fois de plus avec le siège 33, qui me porte décidément bonheur.

Vue depuis le bus :

Le quartier d’El Alto n’est pas très bien réputé et arrivant de nuit, je fais attention et marche directement en direction de l’aéroport situé à environ 1km à pied.

J’ai d’ailleurs droit à un beau coucher de soleil, juste au-dessus des pistes :

Une fois à l’aéroport, c’est parti pour près de 7h d’attente….mon vol est à environ 3h du matin ! J’erre dans le terminal et je suis surprise de voir qu’il est moderne. Clairement le partenariat avec Samsung porte ses fruits – on voit de grandes affiches et des écrans Samsung partout – et on peut charger son téléphone. Bon, 3/4 des prises ne marchent pas, et je ne capte le wifi que dans une partie de l’aéroport, mais c’est déjà ça !

Le temps passe vite ou pas, mais c’était la meilleure option pour revenir sur Bogotá. J’en profite d’ailleurs pour tenter ma première chaîne de fast food depuis que je suis en Amérique latine et m’offre un subway à moins de 2€ – enfin, un peu plus lorsque j’ai réalisé que je devais payer par carte bancaire car ils acceptaient les dollars en billet mais pas en pièce…

Plus que 5 heures d’attente, c’est la grosse ambiance dans l’aeroport !

Youpi, plus que 3 heures…

Enfin dans mon avion, je vois seulement 2 autres backpackeurs et ça me fait tout bizarre de ne voir que des gens avec des valises ! Quoi qu’il en soit, la compagnie aérienne – Avianca – est top et je comprends pourquoi tout le monde la recommande. Sièges spacieux, confortables, et écran pour regarder des films alors que le vol n’est pas si long !

Du coup, je me retrouve à regarder Tomb Raider à 4h du matin mais m’assoupis rapidement avant l’atterissage.

Me revoilà donc en Colombie, 80 jours après y avoir commencé mon aventure… Cela me fait tout drôle d’y retourner et de me retrouver chez mon hôte couchsurfing qui m’avait accueilli.

Et cette fois, nous parlons espagnol même si j’hésite un peu et que je repasse à l’anglais de temps à autre !

Arrivant le weekend, je suis mon hôte qui part camper et randonner au nord de Bogotá. Pas le temps de souffler donc, mais je suis contente de me retrouver à la campagne !

Je rencontre deux amis colombiens à lui – dont une colombienne qui a été fille au pair en Allemagne – ainsi qu’une russe de 34 ans et son fils de 10 ans. Tous deux voyagent en Amerique latine depuis de nombreux mois déjà, et en auto-stop ! Tatiana m’impressionne par sa confiance en elle et sa debrouillardise. Elle a ainsi trouvé une organisation où elle travaille et donne des cours une partie de la semaine, pendant que son fils va à l’école. Elle me prouve encore une fois que tout est possible dans la vie et qu’il ne faut pas se mettre de barrières !

Nous nous baladons tous ensemble dans la petite ville de Tabio, mangeons des arepas, glaces, pizzas pour certains, puis trouvons tant bien que mal un endroit où installer notre tente pour la nuit – qui s’avère être une propriété privée, ce que nous apprenons à nos dépens le lendemain matin en rencontrant le propriétaire colérique !

La tente repliée, nous revenons en ville pour prendre le petit dejeuner – tamal pour moi, une specialité à base de maïs que j’avais dejà testée au Pérou – puis nous partons randonner.

Je suis un peu KO – n’ayant pas bien dormi dans la tente ni la nuit précédente dans l’avion – et puise dans mes réserves pour parvenir au sommet du rocher. L’ascension prend tout de même deux bonnes heures !

Nous nous amusons bien tous ensemble et prenons plein de photos :

Après être redescendus, c’est l’heure des adieux et mon hôte, la colombienne moi repartons sur Bogotá. C’est que mon vol pour Toronto m’attend et qu’il ne faudrait pas le rater…

Lors de ce weekend, j’ai encore bien pu discuter avec mon hôte et cela m’a permis de réaliser pourquoi les échanges avec les sud-américains me plaisent tellement – et c’est particulierement le cas en Colombie : ils me posent des questions de but en blanc, qu’il s’agisse de politique ou de morale, et sont ouverts au débat. Mon hôte me demande ainsi si je me sens coupable de ce que la France a pu faire pendant la Seconde Guerre mondiale !

Revenus à Bogotá, j’ai à peine le temps de faire des amplettes qu’il faut aller prendre le bus pour l’aéroport. Mon hôte propose de m’accompagner, et heureusement : le bus n’arrive pas et il retourne chercher son téléphone à son appartement pour ensuite partager sa connexion avec moi et me permettre de réserver un uber ! C’était moins une…

Je quitte mon hôte non sans peine – mais je dois le revoir lorsqu’il viendra visiter l’Europe l’année prochaine – et sympathise déjà avec ma chauffeuse uber qui est adorable.

Toronto me voilà, escale number 2 !

À l’aéroport, je retrouve les passagers de mon vol qui ont tous l’air souriants et heureux. Je crois que je suis la seule à cacher mes larmes en écoutant my heart will go on..

Dans l’avion, j’ai droit à un « service de brevage » – voyager avec une compagnie canadienne est l’occasion idéale pour s’initier au québécois dira-t-on – et j’ai le bonheur de ne pas avoir de voisin ce qui me permet de déprimer en paix. L’Amerique latine, c’est fini…

Mais l’aventure se prolonge un peu, car j’ai une escale de 10h à Toronto et que je peux quitter l’aeroport !

Rebelote, je fais la queue aux services d’immigration, obtiens mon tampon canadien – une première ! – et discute même avec l’employée qui me demande si j’ai bien aimé le Pérou et m’explique que c’est sa prochaine destination. On dit des canadiens qu’ils sont amicaux et chaleureux, je valide !

Direction le centre de Toronto à bord du train qui y mène en moins de trente minutes, puis retrouvailles avec une très bonne amie canadienne rencontrée en Allemagne.

C’est un jour férié donc la ville est relativement vide, mais le choc avec l’Amerique latine n’est pas des moindres : grands buildings, grandes avenues, bref, tout est démesuré..

Mon amie m’emmène dans une chaîne canadienne, Mortons, où je prends un excellent smoothie, puis nous nous baladons jusqu’au port.

Je suis marquée de voir que le chauffeur de bus ne verifie pas l’argent que je mets dans la boîte, et que mon amie canadienne me dise que c’est plutôt normal ici ! Ca faisait longtemps que je n’avais pas vu un système basé sur la confiance. Petit à petit je réalise tout ce qui est différent et c’est une sacrée claque d’être revenue dans les pays occidentaux !

Il est malheureusement temps pour moi de repartir à l’aéroport, et après avoir quitté mon amie, je retrouve Air Canada pour mon dernier vol à destination de Francfort.

Séjour de courte durée sur le sol canadien donc, mais qui a tout de même apporté son lot de surprises : les traductions québecoises ! Mon palmarès :

J’atterris en Allemagne pas en grande forme – ça fait 4 nuits de suite que je dors presque pas – sans compter que 4h de flixbus m’attendent pour aller au nord de Stuttgart où des collègues m’hebergent.

Heureusement, j’en ai bien profité dans l’avion avec mes plateaux-repas et bouteilles de vin !

Et je suis quand même bien contente de revoir mon sac à dos, il en aura connue des aventures !

J’arrive ainsi complètement KO chez eux, après avoir repris au passage un train regional pour aller jusqu’à leur village puis fait vingt bonnes minutes d’ascension jusqu’à leur maison.

Je ne suis pas chez moi, mais c’est tout comme si : ils m’ont acheté du fromage français – QUOI ?? Le fromage existe ? – préparé une chambre avec des petits chocolats de bienvenue et invités d’autres collègues le soir-même pour organiser un barbecue.

Mais je ne suis pas revenue les mains vides et je leur laisse quelques souvenirs d’Amerique latine, dont du café colombien et un petit lama pour leurs filles !

Le lendemain, c’est les adieux et le départ pour Vienne – en Autriche, pas au sud de Lyon! – où je dois commencer ma dernière année de master le lendemain.

Mais tout ne se passe pas comme prevu : le train regional pour aller à la gare centrale n’arrive pas, je rate ainsi mon train pour Munich et parviens à prendre un autre pour Salzburg puis arrive à Vienne en fin de journée.

Et je me débrouille pour trimballer toute la journée mon gros sac à dos de 40L, mon deuxième de 20L, un gros sac de sport qui pèse, et un autre sac cabas…

Quand j’arrive à Vienne, je retrouve une étudiante autrichienne – parlant couramment français – venue pour m’accueillir et réalise que c’est un nouveau départ pour moi……

Avant de nouvelles aventures, ça c’est sûr !

~~~~~~ Florence, 80 jours en Amerique latine, juin à septembre 2018 ~~~~~~

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