La vérité sur les bus en Amérique latine !

J’ai lu toute sorte de choses sur les bus en Amerique latine, et je voulais rétablir la vérité avec cet article. Je ne suis pas une experte, mais j’ai tout de même pris 3 bus longues distances en Colombie, 12 Equateur, 9 au Perou et 5 en Bolivie. Et au final passé 7 jours cumulés dans les transports. Sans oublier les mini bus ou vans que j’ai pu prendre dans les villes !

J’ai pris des types de bus très différents, allant du service minimum (c’est-à-dire des sièges que l’ont ne peut pas incliner, ajoutant à cela l’absence de toilettes et les mauvaises odeurs liées à l’absence de pauses, sans oublier la clim à fond qui oblige à mettre 3 épaisseurs pour « tenter » de dormir) à des bus luxueux au Pérou (sièges inclinables à 180 degrés, avec nourriture/pled/coussins inclus et écran pour regarder des films). Bus « luxueux » qui coûtaient aussi (peu) cher que les premiers, à savoir pourquoi !

Si je devais résumer, je dirais donc qu’en 80 jours de voyage j’ai à peu près connu tout et son contraire.

Déjà, une première incompréhension : pourquoi les guides touristiques deconseillent de prendre les mini vans en villes ?

J’ai toujours ou presque circulé en mini van (généralement appelés « combi ») quand j’étais dans de grandes villes et je n’ai jamais eu de problème. Ce sont les transports que tous les locaux utilisent, alors pourquoi devrait-on en avoir peur ? D’accord, on est serré à l’intérieur et il vaut mieux savoir où l’on veut descendre, mais il y a toujours plein de locaux qui peuvent nous aider !

Et comme toujours, il faut évidemment faire attention à ses affaires mais pas besoin de cadenasser ses 2 sacs ni de mettre son téléphone dans un mini coffre-fort… Il faut tout simplement de la prudence et observer son environnement !

Ca me fait toujours halluciner de lire les guides touristiques en ligne qui disent que les mini vans sont « dangereux ». Personnellement je fais beaucoup moins confiance aux taxis postés dans la rue qui prennent les touristes pour des pigeons !

Pour Cusco, j’avais ainsi pu lire que je devais absolument prendre un taxi si je voulais arriver saine et sauve. Qu’est-ce que j’ai fait ? Je les ai tous ignorés – même s’ils étaient insistants – et puis j’ai demandé ma route à un péruvien qui m’a dit de quel côté attendre le bus. Moins de 5min plus tard j’étais dedans, une locale m’a de nouveau aidé et dit précisement à quel arrêt je devais descendre et c’est tout ! Et voilà facilement 10/15$ d’économisé (car oui, le trajet en mini bus ne coûte que 20ct d’euros!).

Deuxième idée reçue : les bus longues distances en Amérique latine sont peu sûrs et font des accidents

Ce qui m’a marquée en Amérique latine, c’est de voir à quel point le réseau de bus longues distances est développé – il n’y a pas de trains me direz-vous, donc c’est l’équivalent de nos gares.

Il y a donc plein de compagnies qui se font concurrence et c’est ça qui est génial pour nous voyageurs : il suffit de se pointer au terminal, faire son petit tour et prendre la compagnie qui nous convient le mieux (avec bien souvent un départ immédiat!). Bien sûr si c’est une période forte ou que la compagnie est réputée il faut mieux réserver en avance – c’était notamment utile au Pérou où le mois d’août est particulièrement chargé – mais pas besoin de réserver 1 mois à l’avance non plus. D’accord en France on réserve son train 3 mois plus tôt pour l’avoir moins cher mais en Amérique latine ce n’est pas le cas. Quelques jours à l’avance suffisent, et je conseillerais seulement de faire ça pour Cruz del Sur (la meilleure compagnie du Perou) ou des lignes sur lesquelles il y a peu de compagnies car chercher une connexion wifi pour ensuite transférer son billet acheté sur sa clé usb puis partir à la recherche d’un cybercafé pour l’imprimer, c’est pas super fun – eh oui, les QR codes et billets électroniques ne sont pas encore très tendances en Amérique latine !

La seule application bien développée me semble être Red Bus – notamment en Colombie – elle fonctionne bien mais il n’y a qu’un nombre de places limité et toutes les compagnies de bus ny figurent pas donc on a pas toutes les options possibles).

Une fois son billet de bus en main, il faut bien penser à payer la taxe du terminal – souvent de l’ordre de 10/20ct d’euro, j’ai parfois payé plus – mais de toute façon on n’a géneralement tout simplement pas accès au bus si on ne la paie pas car les contrôleurs vérifient.

Et puis en route !

Encore une fois il faut faire gaffe à ses affaires, mais pas non plus trop psychoter. Personnellement je mettais toujours mes habits et affaires de toilettes dans mon gros sac qui partait en soute, et je gardais toutes mes affaires de valeur dans le plus petit sac qui restait avec moi.

Alors oui quand on voyage seule c’est pas très fun de toujours surveiller son sac et de le poser sur soi ou à ses pieds (surtout quand on a une gourde qui fuit à la moindre inclinaison, mais c’est une autre histoire) cependant on s’habitue à prendre les bons reflexes et voilà. Il ne m’est rien arrivé alors que j’ai passé une semaine cumulée dans des bus, et les voyageurs que j’ai pu rencontrer qui restaient 6 mois ou 1 an en Amérique latine n’ont pas eu de problème de sécurité !

Je dirais qu’il faut surtout bien faire attention aux terminaux qui grouillent généralement de monde et où on peut facilement être distrait – j’avais rencontré un couple qui s’était fait piquer un sac dans un terminal de bus équatorien tôt le matin par un groupe de jeunes qui avait distrait la française en prenant son sac de l’autre côté.

En bref je ne dis pas que le vol n’existe pas, tous les sud-americains que j’ai rencontré m’ont dit de faire attention, mais justement une fois que l’on intègre tous ces mécanismes de précaution le risque est bien moindre !

Aussi, je montre le moins possible que je suis perdue ou incertaine et ne regarde mon téléphone dans les transports que prudemment et pour vérifier si je m’approche effectivement de mon arrêt.

Je pourrais parler des techniques à utiliser pendant des heures mais il y a déjà de nombreux blogs de voyage qui en parlent mieux que moi – et qui m’ont d’ailleurs servi d’exemple – donc je ne vais pas non plus m’étendre là-dessus. En bref, il faut tout simplement faire appel à son BON SENS !

Pour ce qui est de la qualité des bus, bien sûr que la plupart ne sont pas aussi modernes que notre flotte européenne – rien qu’à voir la densité de fumée noire s’échappant du vehicule, on comprend rapidement qu’il n’y a pas de norme environnementale – mais personnellement aucun des bus que j’ai pris n’est tombé en panne ou n’a été impliqué dans quelque sorte d’accident. Et j’en ai pris des bus qui passaient par des routes étroites et qui frôlaient le ravin (le bus de retour du Machu Picchu par exemple).

Donc une fois de plus un accident PEUT arriver mais ce n’est pas pour cette raison qu’il VA se produire et qu’on doit se freiner dans nos déplacements !

Une autre idée reçue : les bus de nuit sont dangereux, je vais me faire voler ou pire si j’en prends un

Alors oui la nuit il fait noir, mais ça c’est pas nouveau.

La plupart des sud-americains que j’ai pu rencontrer voyagent en bus de nuit comme ça fait gagner une journée de bus. A force de voir des articles alarmants j’avais peur et je n’étais pas très sereine à l’idée de prendre mon premier bus de nuit en Colombie, mais tout s’est bien passé et j’ai circulé en bus de nuit dès que je le pouvais par la suite.

En plus, ce que j’ai pu remarqué c’est qu’ils étaient très ponctuels voire même généralement en avance puisqu’il n’y a pas de circulation !

Bilan

Au final, j’ai vraiment bien aimé circuler en bus. Certes les distances sont longues et je passais régulièrement 6 à 14h dans un bus, mais je trouvais toujours quelque chose à faire : admirer le paysage en bus de jour, écouter de la musique ou regarder des séries, discuter avec mes voisins, regarder le film imposé par le conducteur (toujours des films d’action, pas facile d’ignorer l’écran!) … ou manger les encas vendus par les locaux. hihi. Parce que c’est aussi un gros avantage des bus ! Tout le long du trajet, des locaux montent et descendent pour vendre toute sorte de gâteaux, boissons, chips, empanadas… donc pas vraiment besoin de faire les stocks en avance, tout vient à soi ! (Bon c’est plus vrai pour les bus de jour, je me suis faite avoir une fois et je n’ai pas pu manger pendant 14 heures, dire que j’avais faim serait un euphémisme à ce stade)

Pour résumer, les trajets en bus font donc partie intégrante de mon expérience en Amérique latine et je ne remplacerais en rien cette semaine dans les transports par 20 vols en avion !

5 réflexions sur “La vérité sur les bus en Amérique latine !

  1. Dans l’ensemble c’est exactement mon ressentie .. j’ai prefere utiliser les bus de nuit aussi .. apres niveau securité .. daut pas etre naif .. et avoir du bon sens .. et tout ce passe tres bien.. Moi j’ai eu un accident ou plutot un incident.. mon bus est tombé dans une sorte de gros (tres gros) nid de poule.. et on a eu du mal a s’en sortir .. mais au final.. tout a tres bien fini .. avec une heure de retard ..

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    1. C’est ça il faut être un minimum prudent ! Ah la galère, c’est vrai que les routes ne sont pas toujours dans un état très désirable. Quand je voie à quel point ça secoue parfois je me demande comment les chauffeurs de bus s’en sortent mais j’ai encore jamais eu d’accident alors il faut croire qu’ils savent ce qu’ils font !

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