Quelques semaines sous le soleil andalou…

Une bonne semaine de vacances familiales sur la Costa Brava entre Noël et début janvier, puis c’est reparti pour une aventure de 40 jours en solo qui doit me mener en Andalousie et au Maroc. Pour la première fois, je décide de voyager léger et pars avec un seul sac à dos (de 20L uniquement), dont voici grosso modo le contenu :
Mon sac plein :
Je gagne de la place en faisant tous mes cosmétiques moi-même (cf Ma salle de bain zéro-déchet & mes recettes de cosmétiques maison !) et en partant sans serviette de bain. D’une ça prend du temps à sécher, et d’autre on peut se la faire prêter en auberge ou chez l’habitant.

Zéro-déchet en Andalousie ?

Avec ce voyage, j’ai essayé autant que possible de me rapprocher du zéro-déchet. Utilisation des fontaines à eau de la ville, achats de fruits et légumes dans les petites supérettes ou marchés pour tout acheter en vrac…
Et surtout privilégier le local, ce qui est facile en Andalousie car la région est à dominance agricole. En conséquence, la plupart des fruits et légumes coûtent 1€/kilo, et encore moins pour les oranges ou clémentines (je les voyais souvent à 45ct le kilo). Cette cure de vitamines m’a fait un bien fou, j’avais rarement mangé des oranges aussi bonnes !
Pour ce qui est des féculents ou céréales, c’était beaucoup moins facile en revanche. Carrefour ne proposait qu’une seule marque de pâtes dans un emballage carton, et je n’ai pas vu de magasins zéro-déchets ni même de magasins bio. Clairement, l’Espagne a un train de retard et la conscience environnementale est faible.
La seule bonne initiative que j’ai pu voir, est celle d’avoir installé des fontaines à eau dans la plupart des grandes villes – l’eau du robinet étant souvent de piètre qualité.
Au final, j’ai réussi à ne pas utiliser d’emballages plastiques mais cela a été un véritable parcours du combattant pour trouver des produits non industriels !

Budget

Comme d’habitude, je n’avais pas vraiment de budget pour ce voyage, sachant que mes choix de voyage entraînent peu de déponses (covoiturage, auberges ou couchsurfing, cuisine…). Au total, j’ai dépensé 256€ en 15 jours ce qui me semble relativement correct sachant que ces coûts incluent tout ce dont j’ai eu besoin pour vivre ! Pour moi ce ne sont donc pas des coûts de voyage, mais des coûts de la vie, tout simplement.
Ainsi, j’ai par exemple dépensé 75€ en transport ou encore 80€ pour la nourriture en deux semaines de vie en Andalousie.

La langue

Après quasiment trois mois en Amérique latine (Bilan : 80 jours de vadrouille en Amérique latine (parlons expérience et budget!)), mon espagnol est intermédiaire et je n’ai pas eu de mal à me faire comprendre en Andalousie. La seule chose qui demande un peu de temps est de s’habituer à l’espagnol andalou : dites adieu à la dernière syllabe de nombreux mots (graciA au lieu de gracias, etc). Sinon c’est dans la poche !

Un jus de Grenade s’il-vous-plait

Littéralement libérée d’un poids par rapport à mes précédents voyage, je commence mon voyage par un covoiturage qui m’emmène à Grenade sur les traces de l’Alhambra. Planifiant tout à la dernière minute, je découvre quelques jours plutôt que c’est l’attraction touristique par excellence que l’on se doit de réserver des semaines à l’avance. Oups…Mais chanceuse que je suis, c’est la basse saison et je parviens in-extremis à trouver un ticket – on peut aussi se pointer le jour-même et faire la queue, ce qui semble fonctionner en cette période creuse.
Intriguée par l’engouement général pour l’Alhambra lorsque j’arrive à mon auberge de jeunesse, mes attentes ne font que grandir et je dois dire qu’elles sont globalement satisfaites lorsque je visite les lieux. Malgré les hordes d’asiatiques qui se filment partout avec leur perche à selfie, je profite des lieux et m’infiltre dans des groupes d’allemands, d’anglais puis de français pour suivre gratuitement les visites guidées.
L’Alhambra est pour moi une très bonne introduction au passé de l’Espagne, qui a été sous dominance Maure pendant plusieurs siècles (du VIIIe à la Reconquista du XIIIe, sauf Grenade qui resta maure jusqu’à la fin du XVe).
Et comme je vais au Maroc juste après, je me familiarise déjà avec cette architecture à dominance géométrique et aux motifs colorés. Et que dire des palais Nasrides et du Generalife, des petits bijoux architecturaux !
Je comprends rapidement que l’Alhambra est l’attraction qui fait vivre le tourisme à Grenade, la ville n’offrant que peu activités. Si ce n’est une cathédrale – mais quelle grande ville n’en a pas ? – et le quartier du Sacromonte qui mène au mirador San Nicolas.
Grâce à l’application couchsurfing, je fais toutefois la rencontre d’un artiste brésilien passionnant avec qui je me balade sur les hauteurs. Nous tombons sur des caves à flanc de montagnes, dans lesquelles des gens vivent. Un lieu incroyablement calme et proche de la nature, à l’orée de la ville.
Et je comprends aussi que le charme de Grenade apparaît la nuit tombante. C’est là que les artistes envahissent la ville et improvisent des concerts. C’est pour moi la ville la plus artistique que j’ai pu visiter en Espagne, et je peux comprendre pourquoi certains s’y installent !
C’est aussi sûrement à Grenade que je fais les rencontres les plus intéressantes : une américaine qui parle couramment français (après un an et demi de voyages, c’est seulement la 2e américaine que je rencontre qui connaît la langue de Molière!) et qui après un semestre à La Rochelle vient étudier ici ; mais aussi deux saoudiens étudiant l’espagnol à Madrid ; ou encore des argentins (qui malheureusement parlent beaucoup trop vite espagnol), un chinois de Shanghai fort avenant, deux néo-zélandaises girly avec qui je vais boire un verre, une allemande et un néerlandais avec qui je débats sur le style de vie zéro-dechet, un guide danois parlant couramment X langues (dont le français) qui me recommande l’Iran et me conseille pour la suite de mes aventures…
Le début d’un voyage est toujours un moment que j’appréhende un peu, car je ne sais jamais à quoi m’attendre. Là, je me dis qu’il ne pouvait mieux commencer !

Cordoue, la Renaissance avant l’heure ?

Sans trop savoir où aller depuis Grenade, je croise des voyageurs revenant de Cordoue et me dis que ça pourrait en valoir la peine. Ni une ni deux je trouve un blablacar – chose facile en Espagne, c’est autant développé qu’en France – et pars sur Cordoue.
Cette fois-ci, pas d’auberge mais du couchsurfing. Je tombe sur un prof de musique au chômage perché, désorganisé et sûrement drogué, qui me présente quelques amis à lui et mène sa vie le reste du temps – c’est-à-dire, dort et fait la fête. Bon, vous l’aurez compris, ce n’est pas la meilleure expérience chez l’habitant, mais après tout c’est sa vie. Ce que je n’ai toujours pas compris, c’est pourquoi il m’a laissé une évaluation négative en disant que je n’étais « pas propre ». Après coup je réalise que j’avais effectivement oublié de laver mes deux assiettes sales, mais tout de même, vu le bordel dans son appart je me dis qu’il était sûrement lunatique.
Bref, natif de Cordoue, il me conseille tout de même deux restos locaux que je n’aurais pas trouvé par moi-même :
1. Le premier est Meson la Venta, un restaurant ouvrier où l’on peut manger un repas pour 5€. L’occasion idéale pour découvrir les spécialités locales à bas prix ! Je teste ainsi le cazon en adabo à base de poisson requin.
2. Le deuxième est bar Moriles, où je teste une nouvelle spécialité : la soupe salmorejo, que j’accompagne d’un verre de vino fino (le verre de vin ne coûte qu’1€!) et d’un nouveau cazon en adobo. Petit coup de coeur pour cette soupe à base de mie de pain, ail, huile d’olive et tomate !
Cordoue est sûrement la ville andalouse à l’histoire la plus riche – elle a été la plus grande ville d’Europe du Xe au XIIIe siècle. C’est d’ailleurs un période que l’on qualifie souvent de « Renaissance » fondée sur la science, la sagesse et la foi, où les musulmans et les chrétiens étudiaient ensemble. La visite de la Torre de la Calahorra est à ce propos éclairante, puisqu’elle explique justement ce pan de l’histoire. On y apprend que le Coran incite l’homme à maintenir un équilibre entre l’homme et la nature, ou encore que selon la légende urbaine, un mendiant préférait à cette époque dépenser son dernier dirham pour acheter du savon plutôt que du pain (pour aller dans les fameux bains arabes!).

Bien sûr Cordoue c’est aussi la mosquée-cathédrale, qui a été par le passé la plus grande mosquée du monde arabe. Elle avait plus de 1000 colonnes, et en a conservé 856 jusqu’à nos jours ! Ne pas passer à côté du bon plan : tous les jours on peut la visiter gratuitement de 8h30 à 9h30 et ainsi éviter l’entrée à 10€.
Sans oublier les jardins de l’Alcazar, avec une entrée étudiante à 2.25€ (ils sont précis, ces espagnols!).

Ou encore le centre-ville…

Séville tu me fais partir en vrille 

Hop, nouveau blablacar avec un conducteur espagnol professeur de saxophone qui m’explique que cet instrument de musique a été inventé en France en 1842. Cocorico ! Véritable mélomane, il me parle de la place centrale que tient Paris dans l’histoire de la musique et de l’exigence du conservatoire parisien, où il a pu étudier.
Cette fois-ci, je me dis que je retournerais bien en auberge et réserve ainsi quelques nuits au « Kitch hostel » dont le nom décrit parfaitement le lieu.
Niveau gastronomie, pas de grand changement par rapport à Grenade et Cordoue. Je reprends ainsi une deuxième salmorejo, avec des amandes pour changer. J’en profite aussi pour cuisiner, comme dans les autres villes, et utilise quotidiennement de la cuisine. Cela me permet de manger plus équilibré et de faire des cures de fruits.
Pour ce qui est du patrimoine culturel, Séville a de quoi offrir. La cathédrale de la ville, construite au XVIe siècle, est la plus grande cathédrale gothique du monde (et la troisième tout confondu). Et abrite la tombe de Christophe Colomb.

Sans oublier l’Alcazar, connu de nos jours pour avoir été un lieu de tournage de Games of Thrones.
Ou encore la Plaza de Espana…
Et pour les plus férus d’art, à ne pas rater : le musée d’art de la ville, gratuit pour tous les citoyens de l’UE, qui a sa ribambelle de tableaux style Renaissance. Par contre je le déconseille vivement si vous avez déjà fait un burn-out des Vierge à l’Enfant, Annonciation et Adoration des Mages en Italie (mention spéciale à Florence!).
Je fais aussi de nouvelles rencontres, d’abord à l’auberge où je tombe sur un français qui étudie au Portugal, puis passe une soirée en compagnie d’une anglaise qui revient d’un volontariat en Estonie, et d’un norvégien quinquagénaire qui a voyagé un peu partout, même en Corée du Nord…
Je me rends un soir à un évènement couchsurfing pour rencontrer la communauté locale et des voyageurs, et sympathise avec deux néerlandais dont l’un qui a négocié un contrat avec son entreprise pour travailler à distance depuis la Colombie pour alterner semaines de travail et voyage. Tout ça me donne envie d’y retourner ! Je me noue aussi d’amitié avec une polonaise qui travaille en ressources humaines dans une grosse boîte et sort d’une relation difficile.
Bref, toujours plus de rencontres enrichissantes et différentes les unes des autres, qui me montrent de nouvelles faces de ce monde.

Camino de Santiago, let’s go ?

Je rencontre le norvégien de mon auberge à un moment opportun. Il a fait le chemin de Saint-Jacques de Compostelle qui traverse les Pyrénées il y a une dizaine d’années et me raconte son expérience. Or, justement, j’apprends par hasard qu’il y a un chemin « andalou » qui passe par Séville et mène à la ville du pèlerinage.
Ne prévoyant rien à l’avance comme depuis le début de ce voyage, je me mets donc en tête de partir le lendemain à 9h du matin et de faire la trentaine de kilomètres qui mène à Utrera. Je prépare des sandwichs, fais des provisions de fruits secs et fruits frais, et m’élance sans savoir dans quoi je m’embarque. J’emporte ainsi avec moi toutes mes affaires (ce qui est facile, puisque je n’ai qu’un sac à dos de 20L) et y attache un sac en toile comprenant 15 mandarines, 3 bananes, 2 sandwichs, 500g de fruits secs et 1 concombre.
Les premières heures sont difficiles. Je marche pendant 8 kilomètres sur l’asphalte, un dimanche matin, et traverse concrètement tout l’est de Séville. Immeubles, déchets à gogo, le cadre n’est pas du tout sensationel. Moi qui m’attendais à un pèlerinage spirituel, c’est mal barré…
Au kilomètre 8, après quasiment deux heures de marche, je suis rejointe par deux chiens qui deviennent mes meilleurs amis pendant quelques kilomètres. Je dois avouer qu’un peu de compagnie ne fait pas de mal, surtout que la journée va être longue.
Et enfin, je ne suis plus sur le goudron mais longe un petit canal, et croise de nombreux vélos. Après 10,5km de marche et 2h30 d’effort, je m’accorde une pause repas bien méritée, au bord de l’eau.
Jusqu’au 13e kilomètre, je suis ce canal et me ressource entourée des arbres.
Au kilomètre 15, les paysages commencent à changer et je me rapproche d’un village très pittoresque, dont l’Alcazar surplombe la vallée. Je regarde sur mon gps, et vois que je suis à « Alcala de Guadaira ». Hola chica !
Après la traversée du village, je commence à ressentir la fatigue. Cela fait 22 kilomètres que je marche, il est 15h30 et je n’en vois pas le bout. Je traverse des propriétés agricoles sur des routes en terre, au milieu de nulle part. D’après mon GPS, c’est ce chemin ou rien. Je continue donc, croise trois jeeps et cinq cyclistes en quatre heures.
Petit à petit je retourne à la civilisation, vois des maisons éparses, me fais aboyer dessus par des chiens, et remarche sur de l’asphalte.
Le retour à la réalité est plus dur que ce que j’aurais pensé. Après 32 kilomètres de marche, j’arrive à ma destination finale, Utrera, à 19h pile, au moment du coucher du soleil. Je suis complètement KO et déboussolée, ne sachant toujours pas où je vais dormir le soir même. Je m’assois dans la gare, les pieds gonflés (deux énormes ampoules se sont formées sur chaque pied en milieu de journée, ce qui m’a fait souffrir une bonne partie du temps), carrément vidée de mon énergie.
Voyant qu’il n’y a que peu de trains à cette heure-là, je décide de revenir sur Séville pour une nuit. Une journée entière de marche effacée en une heure – à peine – de train… c’est dur psychologiquement. Surtout qu’à l’arrivée, je ne descends pas à la bonne gare et me retrouve à marcher 3 kilomètres de plus. Complètement laminée mais retrouvant des forces à l’idée d’une douche chaude, je me mets à courir à travers Séville, plus en vie que jamais.
Bilan de la journée : 36km dans les pattes et une journée expérimentale qui me donne envie de tenter une aventure sportive de plus grande envergure.

Zahara, le charme andalou à son comble

Le lendemain, après une nuit pas si longue, je me rends au terminal de bus. Direction Zahara, où je dois faire un volontariat d’une semaine chez une retraitée britannique (que j’ai trouvée sur workaway.info, et qui a répondu positivement à ma demande envoyée quelques jours plus tôt!).
Sauf que je me retrouve à prendre un bus qui va directement à sa destination finale, et ne daigne s’arrêter au village pour me laisser descendre – comme quoi des personnes rigides et procédurales, il n’y en a pas qu’en Allemagne.
Je me retrouve donc à Ronda, à une vingtaine de kilomètres plus loin, où le prochain bus qui m’amène au village part dans…4 heures. Je me mets donc en tête de faire de l’auto-stop pour m’y rendre, et marche jusqu’au rond-point menant à la route principale.
C’est parti pour l’attente sous le cagnard andalou – et encore, ce n’est que mi-janvier – alors qu’il est midi et que mon ventre crie famine.
Je vois les voitures défiler les une après les autres, observe les regards interloqués des passagers qui me font signe de partir. Je commence à me demander ce que je fais là, dans une région où je ne suis clairement pas la bienvenue. J’apprendrai plus tard que l’auto-stop n’est pas commun en Espagne, ce qui est une surprise !
Après une trentaine de minutes d’attente, et une centaine de voitures (le rond-point est une grosse zone de passage), un van s’arrête finalement et me prends. Je tombe sur une colombienne et un espagnol, deux jeunes très sympathiques qui vivent ponctuellement dans leur van et avec qui je me retrouve à parler des gilets jaunes en espagnol. Ils me déposent pile où la retraitée doit venir me chercher, c’est génial !
Très rapidement, je noue des liens forts avec cette retraitée qui a eu une vie non-conventionnelle, s’est lancée dans des voyages en solo à 50 ans et a fondé une charité au Népal et créé une école pour les népalais à Kathmandu. Elle me parle de ses aventures alors qu’elle était quinquagénaire, de la fois où s’est retrouvée à dormir sur le dock d’un ferry en Thaïlande avant de monter sa tente sur la plage, mais aussi de ses amis népalais, d’un moine bouddhiste qui est un ami proche depuis plus de vingt ans…
Arrivant alors que le parlement britannique vient de rejeter l’accord européen et que Theresa May a évité de justesse une motion de censure, nous parlons du Brexit et de son pays, regardons the Crown ensemble.
Elle me confie qu’elle a menée une vie bien différente de ses amis proches, qui sont pour la plupart tous riches alors qu’elle a juste ce qu’il lui faut pour vivre. Mais à voir son sourire radieux, la richesse de ses expériences et sa philosophie de vie, je me dis qu’elle est sûrement la plus heureuse des retraitées du monde.
Tous les jours j’ai quelques taches à faire, mais rien de bien difficile. Faire la cuisine, du jardinage, nettoyer le frigo, promener le chien…
Surtout, ce volontariat me laisse du temps pour me ressourcer, me balader et visiter les environs.
Devant faire du shopping à Ronda, elle me dépose dans la ville et me laisse me promener. La ville est construite sur un rocher et attire des hordes entières de touristes asiatiques, qui se baladent dans la ville avec leur perche à selfie. Et ce n’est que janvier, je n’ose pas imaginer la ville en été.
Non pour moi le véritable coup de coeur sera Zahara, le village auquel sa maison est rattachée – je dis cela, car il faut descendre du village puis emprunter un long chemin de terre pour arriver chez elle. Ce qui me donne plutôt l’impression d’habiter dans un endroit coupé du monde, avec pour seul paysage des champs d’oliviers et au loin le magnifique et bucolique village de Zahara.
Le vendredi, j’en profite d’ailleurs pour aller au village avec Sam, son chien. J’ai l’impression de me retrouver chez moi, en Provence. Je croise des bergers avec leurs brebis, entends les cloches, vois les paysans ramasser les dernières olives, salue les villageois, grimpe en haut du château en ruine…C’est une balade magique et spirituelle, qui me replonge dans mes racines.
Autant dire que je n’avais aucune envie de partir de Zahara. Car retourner à une vie sédentaire, quand on a beaucoup bougé, fait un bien fou. Mais je sentais aussi qu’il était temps de repartir à l’aventure. Le dimanche matin, après des adieux serrés avec la retraitée, qui me donnent l’impression que l’on m’arrache une partie de moi-même, je me remets donc en route. Le Maroc m’attend….

BILAN : 10/10

Vous l’aurez compris, coup de coeur pour l’Andalousie !

Une réflexion sur “Quelques semaines sous le soleil andalou…

  1. Coucou, je viens de lire ton article sur l’Andalousie : Waouh ! Juste magnifique, que ce soient les photos ou tes commentaires. Quelques toutes petites coquilles : mendiant prend un t, amandes un a sauf si c’est des euros ( avec un e dans ce cas) et tu as sûrement voulu dire  » Grenade et Cordoue ». Merci beaucoup, bisous, maman 😄😄

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