Top 7 des questions que vous vous êtes posées sur le Maroc !

1. La nourriture au Maroc

Au Maroc, la nourriture est une histoire de tradition et peu importe où j’étais dans le pays, j’ai globalement retrouvé les mêmes plats.
A savoir que les temps de repas ne sont pas aussi clairs qu’en France, j’ai pu prendre mon petit-déjeuner à 12h et manger une tajine à 17h puis le repas du soir à 22h. C’est un peu les horaires espagnols selon où l’on est !

1. Petit-déjeuner (matin)

Au petit déjeuner, c’était souvent olives, pain plat, un bol d’huile d’olive et un autre de confiture dans lesquels on trempe le pain, et des oeufs au plat que l’on mange aussi avec du pain. Sans oublier le thé à la menthe, sucré (demandez le sans sucre sinon il y en a vraiment trop), qui accompagne le petit déj.
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Quand je mangeais en extérieur, je prenais souvent des msemens (crêpes à base de semoule) avec une vache qui rit ou du miel. Quand j’étais chez les marocains c’est arrivé ou fois ou deux que l’on m’en propose mais c’était assez rare, comme ça prend relativement du temps à faire.

2. Déjeuner (après-midi)

Pour le repas principal, j’ai mangé une tajine les trois quart du temps. Tajine de poulet, kefta, végétarienne, aux pruneaux… Il y a de nombreuses variantes. Et le couscous seulement le vendredi, non les marocains ne mangent pas du couscous tous les jours !
En dessert parfois un fruit mais souvent rien. C’était la surprise, moi qui m’attendais à manger des pâtisseries marocaines tous les jours ! Elles sont plutôt réservées aux cérémonies type mariage.
Le plat principal est toujours accompagné de pain plat, et on ne mange pas avec des couverts mais en prenant les aliments dans le pain. Ce qui est dommage c’est que c’est du pain blanc, donc pas très bon pour la digestion ni la santé d’ailleurs, mais on devient rapidement accro !
Dans les restaurants touristiques il est souvent proposé un menu avec salade marocaine en entrée (tomates, concombres et oignons au cumin), tajine/couscous et yaourt/orange à la cannelle en dessert. Comme je mangeais tout le temps dans les restaurants locaux, il n’y avait rien de tout ça et c’était juste un plat principal (qui était aussi beaucoup moins cher!).

3. Souper (fin de journée, vers 18/19h)

Le soir, je mangeais une soupe traditionnelle harira (soupe à base de pois chiches ou lentilles) ou bisarra (une soupe plus épaisse à base de pois cassés), que l’on mange avec la cuillère en trempant son pain dedans.
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Globalement l’épice la plus utilisée est le cumin, et on a généralement sur la table du sel et du cumin pour en rajouter.

2. La météo au Maroc

Durant mon mois au Maroc (mi janvier à mi février) il a tout le temps fait grand soleil sauf la première semaine dans le nord où c’était grisâtre. J’ai eu la chance de passer à travers la pluie à Fès, les touristes que j’avais rencontré à Tétouan. avaient eu droit à une belle douche.
Sinon, tous les locaux me disaient que la meilleure saison pour le tourisme est avril (ou octobre dans une moindre mesure), surtout dans le sud du Maroc. Avant il fait assez froid la nuit, et l’été beaucoup trop chaud. J’y suis retournée il y a deux semaines et je confirme, il fait un temps parfait fin avril !
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3. Les prix et le niveau de vie

Quand j’étais au Maroc, 1 euro valait 10.5 dirhams.
Le salaire de la plupart des marocains que j’ai rencontré est de 200€/mois.
Aussi j’ai rencontré un français qui m’a expliqué que le hashish coûtait 12€ pour un petit bout (je ne fume pas du tout, mais c’est toujours bien de connaître les prix!).
D’ailleurs pour ce qui est de la monnaie locale, je conseille de directement retirer dans les banques française du pays. Il y a la société générale, la BNP, le crédit agricole…ce qui permet de retirer sans frais bancaires (ou avec des frais réduits).
Voici une idée de quelques prix :
~ 25 drh pour une tajine avec viande, 20 drh pour une tajine végétarienne (70 dans les restaurants touristiques, ça grimpe vite…)
~ 5 drh pour un thé (10 à 13 dans les cafés touristiques)
~ 25 drh pour un couscous (contre 50 ou plus)
~ 7 drh pour une soupe bissara ou harira avec son pain
~ Entre 2 et 5 drh pour un kg de clémentines ou d’oranges
~ 50 drh pour une coupe chez coiffeur (j’ai les cheveux mi-longs!)
~ 13 drh pour un jus d’avocat
~ 5 drh pour un jus d’orange
~ 6 drh pour une bouteille d’eau d’1,5L
Voici d’ailleurs une idée de mes dépenses en un mois. Le poste principal est le transport, comme pour la plupart de mes voyages. En sachant que ces dépenses incluent tout ce dont j’ai eu besoin pour vivre pendant un mois, ce sont plus des dépenses de vie quotidienne que de voyage. Et c’est très peu quand on compare avec un mois de vie en Europe !

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4. Négocier au Maroc

En un mois au Maroc, dont une dizaine de jours passés avec un marocain, j’ai pu voir comment il fallait négocier.
En bref le cycle est toujours à peu près le même :

1. Aller dans plusieurs magasins qui vendent le même produit et demander le prix à chaque fois

L’astuce est de ne pas montrer qu’on est vraiment intéressé, il faut juste demander par curiosité. Sinon le vendeur va directement essayer de nous vendre le produit et il y a de fortes chances pour que l’on craque car ils savent bien nous convaincre.
Cette étape permet de se faire une idée du prix (en sachant que d’un magasin à l’autre on peut facilement passer du simple au double!).

2. Retourner dans le magasin où il y a le produit qui nous plaît le plus et demander à l’avoir pour la moitié du prix

J’ai vu mon ami marocain le faire plusieurs fois, et ça marche. En bref si on lui annonce 300, il dit 150 et qu’il l’a vu ce prix là dans d’autres magasins et qu’il y retournera s’il ne le propose pas moins cher.
Si le commerçant ne veut vraiment pas négocier, il l’avait parfois pour 2/3 du prix mais il essayait toujours d’en avoir la moitié.
Il faut toujours persévérer, les commerçants donnent souvent l’impression de ne pas vouloir négocier au début car ils savent que les Européens ne savent pas vraiment comment s’y prendre.

5. Les bus au Maroc, sûr ou pas ?

Tout le monde me parlait de la route « catastrophique » de Tétouan à Chefchaouen puis de Chefchaouen à Fes, mais il n’en est rien. Ok la route tourne un peu, et ça secoue par moment, mais je ne me suis pas du tout sentie en insécurité. D’ailleurs tout le monde voyage en bus au Maroc, la compagnie nationale CTM est très bien et comme en Amérique latine, les meilleures compagnies de bus ont leur propre terminal avec checkin des bagages (coucou l’aéroport). J’ai voyagé avec cette compagnie (ou Supratours, l’autre très bonne compagnie de bus au Maroc) lors de mon mois au Maroc et je n’ai jamais eu de problème. D’ailleurs pas besoin de réserver en ligne, il suffit de se pointer au terminal de bus au moment du départ ou d’y aller la veille voire quelques jours avant si on veut être sûr. Mais pour la plupart des destinations il y a des départs en continu, alors pas besoin de s’affoler !
Et puis la vue est quand même sympa depuis le bus :
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6. Boire l’eau du robinet ?

Au début, je buvais l’eau du robinet mais j’ai rapidement remarqué que ça me faisait des maux d’estomac, surtout à partir d’Essaouira. Du coup, j’ai commencé à acheter de l’eau en bouteille. Ce qui était assez bizarre pour moi car je n’achète jamais d’eau, même au Népal où je buvais de l’eau de la montagne ou en Amérique latine où j’avais ma gourde avec filtre.
Mais après l’été dernier j’ai décidé de m’en séparer car elle fuyait, ce qui n’était pas du tout pratique. Je comptais en racheter une mais après avoir fait une petite étude de marché, la meilleure que j’ai trouvé s’avère être la GRAYL et reste relativement chère, en sachant qu’il faut assez régulièrement changer le filtre (qui coûte environ 20€…).
Pour mes prochains voyages je pense me tourner vers la SAWYER, qui a un bien meilleur rapport qualité/prix puisqu’elle dure toute la vie, mais elle ne filtre pas les virus. En espérant que de nouvelles entreprises se lancent sur le marché d’ici là !
Mis à part les bouteilles d’eau, je n’ai sinon que très peu généré de déchets au Maroc. Je refusais tous les sacs en plastique (qu’on me proposait tout le temps pour les fruits et légumes), et quand je mangeais dans les restos locaux tout était servi dans des plats à tajine en terre cuite. Je ne mange pas de barres de céréales ou autres cochonneries industrielles (Twix, Mars..) donc de ce côté-là pas de déchets aussi.

7. Parler français ?

Quand je dis à des Européens que j’ai été au Maroc, la première remarque qui leur échappe est « ah tu es française, ça a du être facile ». Rectifions un peu la vérité dans les lignes qui suivent.
Oui, les marocains apprennent le français à l’école, comme première langue étrangère. Mais c’est l’arabe marocain (le darija) qui est parlé à la maison, avec la famille, les copains et utilisé dans les médias. Qui plus est, la plupart n’ont pas l’occasion de pratiquer leur français et en un mois au Maroc j’ai plus souvent parlé anglais que français avec les marocains de mon âge.
Pour ce qui est des spots touristiques, les commerçants nous abordent en français dans le sud du Maroc (Marrakech, Essaouira, Ouarzazate…), et en espagnol dans le Nord (Tanger, Tétouan…).
Et quand on s’isole un peu dans les villages ou des quartiers moins touristiques, c’est seulement le darija qui est parlé. Donc si on veut apprendre à connaître les locaux, mieux vaut apprendre quelques bases d’arabe marocain !
Mon amie allemande Myriam m’avait donné cette feuille à Fès, ce vocabulaire de base m’a bien servi : 
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Voilà pour les 7 points, n’hésitez pas à commenter si vous avez des questions !
Florence

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