La côte adriatique à vélo (semaine 3)

JOUR 11 : Encore un peu de Slovénie

Dimanche, après un détour par Décathlon pour acheter un mini matelas gonflable et sac à dos compact, je me mets en route vers Tolmin, une ville slovène à 90km de là.

Après deux petites pauses repas, je me retrouve à rouler entourée d’une brume incroyable, qui malheureusement se transforme en pluie pendant une grosse demi-heure et me force à l’arrêt. Trouvant refuge au bord de la route à l’orée d’un bois, je prends mon mal en patience et essaie de protéger un maximum mes affaires. Les sacoches que j’ai achetées à Salzbourg ne sont pas si waterproof que ça, j’en ai bien peur. Mais ça passe pour aujourd’hui…

En tout cas la brume m’inspire, et j’écris ces quelques vers :

L’esprit aussi embrumé que les montagnes

Je descends la vallée à la recherche de calme

Hudajužna je traverse,

Alors que la pluie tombe à verse.

A la recherche d’un toit

En quête de toi plus que de moi

Je continue ma route

Le coeur voilé de doute.

IMG_1710Je poursuis donc ma route dans la vallée et tente de rentrer dans une église sans succès (vu le nombre d’églises dans le pays, ils pourraient les laisser ouvertes, ça m’aurait fait un bon logement pour la nuit..). La bonne nouvelle, c’est qu’il y a un cimetière en marge de l’église, et qu’au cimetière il a toujours une fontaine avec de l’eau potable !

Le coucher du soleil approche et voyant que je n’arriverai pas à Tolmin avant le lendemain, je me mets en quête d’une hutte. Bingo après quelques kilomètres, j’en vois deux à ma gauche, qui surplombent la rivière. J’opte pour la deuxième qui est un peu plus isolée, parviens à l’ouvrir et découvre qu’il y a un système avec des chaînes pour la fermer (ce qui m’évitera les galères de ma première hutte slovène).

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Je tente sans succès d’utiliser mon réchaud à bois à cause du bois encore trop mouillé, mange des haricots en boîte puis m’endors.

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Bilan : 7h de vélo et 70km parcourus !

JOUR 12 : Benvenuto en Italia

Le lendemain, je me réveille à 5h et mets plus d’une heure à m’extirper de ma cabane en bois. La raison ? J’entends le bruit des cloches, ce qui signifie que des animaux viennent d’arriver pour brouter l’herbe, et que le berger doit être dans les parages…. J’observe en un clin d’oeil depuis ma petite fenêtre, ne vois rien et sors discrètement pour voir ce qu’il en est. C’est alors que je vois un troupeau de vaches, à une vingtaine de mètres. Et logiquement un paysan pas bien loin…Heureusement que je n’ai pas dormi dans la première cabane que j’avais vue, elle était directement dans le pré des vaches !

La cabane que j’ai choisie est en partie cachée par des arbres, et j’évacue mes affaires en essayant de faire aussi peu de bruit que possible. Hop, les sacoches, la tente…Pour le vélo, c’est moins facile, le passage qui mène à la route est pentu et je m’efforce de ne pas faire de bruit. Ce travail de fourmi me prend de longues, interminables minutes et je suis bien heureuse lorsque je descends enfin la vallée à vélo. Il en était moins une…

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J’arrive à Tolmin vers 8h du matin, suivant la même route que la veille, c’est-à-dire étroite et vallonnée. Je fais quelques courses à Hofer (Aldi), mange mon premier burek d’une longue lignée (nourriture typique des balkans, j’en mangerai souvent!), puis me pose un peu dans un café. Je devais peut être revoir l’australien que j’avais rencontré dans le train la semaine d’avant, mais il ne sera pas à Tolmin avant le soir-même. Dommage !

Un burek (pâte feuillettée) fourré au fromage :

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Je continue ainsi ma route dans la vallée, et croise deux cyclistes slovènes bien sympathiques. Je m’arrête à Kanal, un village charmant, et mange quelques barres de céréales.

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La suite, c’est la vallée, sur une route encore et toujours plus étroite. Depuis la veille, j’ai définitivement quitté les itinéraires vélo et les pistes cyclables. Quand est-ce que j’en retrouverai, je ne sais pas, tous les cyclistes que j’ai pu rencontrer m’ont prévenu que la Croatie n’était pas un pays « bicycle friendly »…

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J’arrive à Nova Gorica, ma dernière ville slovène de la journée, et m’arrête à l’office de tourisme pour y demander la route jusqu’en Italie. On m’indique une petite route de campagne, que je suis pendant quelques kilomètres, avant qu’un italien ne m’aborde en me conseillant de passer par l’Italie et de suivre la route principale : si je continue c’est 5km de côte, et j’avoue que j’en ai pas très envie.

Je me retrouve ainsi en Italie, dépassée par des voitures qui me frôlent autant que possible (j’en avais déjà eu un avant goût la semaine d’avant), et reste bien à droite de la route, pour éviter la déroute.

Look gilet jaune et cuisses qui travaillent :

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Dans mon petit carnet, je résume la situation en quelques vers :

En Italie, c’est pas la folie

Ya pas de place pour les vélos

Et j’manque tout le temps d’eau.

Poussée à l’extrémité de la chaussée

Je zigzague pour m’en tirer.

Ici, les vélos n’ont pas leur place

Et moi, aussi habile qu’un éléphant sur glace

Je suis là, tel un funambule en quête équilibre

Alors que tous mes vertèbres vibrent.

Malheureusement pour moi, je commence aussi à avoir mes premières crampes, et c’est vraiment dur de supporter la douleur. Ca me prend dans le mollet gauche, et ne semble pas vouloir partir….Finalement après une heure, ça a l’air de s’en aller, mais je me sens épuisée et trouvant un camping une dizaine de kilomètres avant Trieste, je m’y installe pour la nuit. Ca fait plaisir de s’arrêter à 19h, pour une fois…

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Bilan : 7h sur la selle, et 90km de vélo !

Jour 13 : Première piste cyclable et premier après-midi détestable

Je m’accorde une bonne nuit de sommeil, et repars vers 11h30. La route longe enfin la côte, et j’en profite pour immortaliser le farniente italien avec mon appareil Canon.

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J’arrive à Trieste une heure plus tard, et me mets en quête d’une bonne pizzeria : après toutes ces aventures, j’ai bien mérité ma pizza italienne ! Finalement je trouve un restaurant (qui s’appelle Rosso pomodoro donc « tomate rouge » en français) et mange une bonne pizza avec du fromage, des champignons, de la crème et que sais-je d’autre. Bon, il y a beaucoup de pâte, mais la garniture est excellente, et ça me remplit bien la panse !

La ville de Trieste :

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14h bien sonnés, je me mets sur la route pour la Croatie, qui doit d’abord me faire traverser la Slovénie. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé au niveau géopolitique, mais cette partie du globe est assez étrange !

J’avais demandé mon chemin à l’office de tourisme de la ville, et étais fort heureuse d’apprendre qu’il y avait un itinéraire vélo pour aller jusqu’à Kozina, une ville slovène. Oui, mais…c’est effectivement un piste cyclable jusqu’à ce qu’on traverse l’autoroute, mais ensuite ça se transforme pendant 20km en piste de mountain biking ! Cailloux à tout-va, et plus rien ne va… Heureusement, j’ai un vélo VTC, donc un vélo de trekking, qui s’adapte à ce genre de chemin. Mais avec les 15kg sur le bagage arrière, et plus de 800km dans les pattes, c’est dur. Je me déteste, je déteste les italiens qui ne comprennent pas la différence entre cyclisme sur route et en montagne, ravale ma colère et pédale…

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Les galères ne sont pas finies, alors que je suis qu’à quelques kilomètres de Kozina, ville depuis laquelle je dois pouvoir recupérer une route goudronnée, la route s’arrête. En face de moi des pelleteuses à l’arrêt, et un pont à moitié terminé. J’envisage de traverser le pont, puis me ravise, ce serait trop dangereux. Je reviens sur mes pas, tombe sur une grand-mère italienne et lui demande s’il y a une route quelconque. Elle m’indique une petite route de campagne qui monte par derrière chez elle, et qui rejoint Kozina. C’est une belle montée, facilement du 17%, et je pousse mon vélo la moitié du temps. Vraiment, je commence à détester faire du vélo en Italie

Après cette montée du diable, c’est enfin plat, puis je récupère la route principale qui mène en Croatie. C’est pas trop tôt ! Après deux bonnes heures de galère sur la route caillouteuse, je suis à court de vivres et m’arrête dans un supermarché en marge de Kozina. Voyant sur la carte que c’est la dernière « ville » avant longtemps, je me dis qu’il vaut mieux faire des courses ici

Je continue ma route après la ville, et sentant la fatigue arriver tout comme la fin de la journée (c’est 19h), je vire à droite sur une route en terre qui mène à une forêt. Facile en Slovénie, plus de 50% du territoire est couvert de forêts ! Je trouve rapidement un spot sympa pour y monter ma tente, et cuisine en extérieur, pour la première fois que je suis partie.

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Le réchaud à bois est une bonne idée pour l’écologie, puisque je trouve mon combustible dans la nature, mais déjà qu’on ne peut pas l’utiliser quand il pleut (ce qui était mon cas ces deux dernières semaines avec un temps globalement pluvieux) il faut s’en occuper en permanence. Et en plus de mettre du temps à démarrer, il laisse une odeur de cendres sur tous mes habits. Je me dis que je vais rapidement m’en séparer, et prendre un réchaud à gaz, tant pis pour l’impact sur l’environnement…J’aurais vraiment voulu continuer avec le bois, mais c’est une question de survie.

Bilan : 5h de vélo, et seulement 42 kilomètres…

Jour 14 : la Croatie, ou la suite des soucis

Je plie boutique vers 6h du matin, puis vais manger mon petit déjeuner et finir ma nuit de l’autre côté de la route, dans un champ.

A 8h45 je repars, et enchaîne les montées et descentes jusqu’à la frontière croate. Pour la première fois depuis le début, je dois montrer mon passeport et c’est assez drôle la façon dont c’est régi : la frontière ressemble à un péage d’autoroute, et j’ai cru au début que je m’étais (encore une fois..) trompée de chemin. Finalement c’est en ordre, le policier regarde à peine mon passeport et je suis de l’autre côté.

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Je tombe alors sur trois français qui font un tour du monde à vélo, et nous discutons un moment. Ils s’appellent Globe Movers, ont une page facebook et un blog, si vous voulez les suivre ! Je me disais justement que je n’avais pas encore rencontré de cyclistes cette semaine, ça fait plaisir de tomber sur des francophones qui plus est. Etudiants à l’INSA de Lyon, ils sont en année de césure et je me dis que j’aurais préféré faire ça plutôt que des stages…

J’échange un peu plus loin mes euros contre des kunas (la monnaie croate, 1€ = 7 Kn donc je me retrouve avec une liasse de billets), et entame la descente qui me mène à Rijeka. Les français m’avaient prévenu, et j’en suis plus que ravie. J’ai toutefois une petite pensée pour eux qui ont du souffrir dans la montée…C’est quasiment 30km de descente pour moi.

La ville de Rijeka :

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Arrivée à 13h, je vais comme à mon habitude à l’office de tourisme et me retrouve avec une carte qui me permet d’aller, grosso modo, à 20km de là. On connait la musique…Et les pistes cyclables, je peux oublier aussi. Je leur demande la route pour aller à Decathlon, souhaitant impérativement acheter un réchaud à gaz. Je savais bien que j’avais du rater la route, et me retrouve à remonter la côte que je viens de descendre. Ils font mal, ces 3km sous le cagnard croate…

Satisfaite de mon achat, je redescends et pars en direction du sud, vers la côte adriatique. Alors que je viens d’échanger une nouvelle fois de l’argent, je fais ma première mauvaise chute à vélo et m’écrase par terre en traversant les voies du tram. Plus de peur que de mal, il n’y a pas de voiture derrière moi, heureusement…

Je continue ma route, et après une n-ième montée, entame une belle descente jusqu’à Bakarac.

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C’est 18h30, il fait enfin moins chaud (c’est relatif, 25 degrés) et j’en profite pour me baigner (enfin!) dans l’adriatique. Et remplir mes bouteilles à la fontaine, j’étais à court d’eau. Je fais ainsi une bonne pause, et alors que je suis sur le départ, un croate me fait signe et m’offre un énorme morceau de viande : « Essen » (« manger » en allemand) me dit-il. Je me dis que je ne peux pas refuser, même si je ne mange pas trop de viande en ce moment ! C’est la première fois qu’on m’offre de la nourriture depuis que j’ai commencé ce tour à vélo, et je me dis la réputation des croates les précèdent. On m’avait parlé de la générosité et de l’accueil croate, ça commence très bien !

Je repars ainsi avec une saucisse taille XXL, que je mange avec du pain. Repas du soir, c’est fait ! Par contre, je ne sais toujours pas où je dors, et il est bientôt 20h30.

Quelques kilomètres plus loinje vois un spot qui a l’air bien, et avec vue sur la mer. Malheureusement je réalise rapidement que tous les locaux y vont promener leur chien, et sentant la saucisse c’est sûr et certain que je vais les attirer.

Tant pis, il y a un camping plus en bas de la route alors je m’y réfugie pour la nuit.

Bilan : 7h de vélo et 85km parcourus !

JOUR 14 : Krk, l’île maudite

Après quatre journées de vélo, je m’accorde un break d’une demi-journée et reste un peu au camping. Je commence à me sentir vraiment fatiguée, et je n’arrive pas à dormir au-delà de 8h à cause de la chaleur. Ca va être dur, la Croatie…

Au camping, je fais toutefois deux rencontres intéressantes : celle d’un hongrois, qui a des notions d’allemand et avec qui je discute un peu. Il voyage lui aussi sans téléphone (mais en voiture, hein!), me parle de la Hongrie, de son fils qui fait (trop) de football…Ca me fait plaisir de parler un peu avec des gens, j’ai l’impression de devenir asociale en étant tout le temps sur mon vélo.

La deuxièe, déterminante pour la suite : alors que je vais à la plage du camping, un croate de 59 ans m’aborde : Daniel, cycliste, qui connaît bien les environs puisqu’il a grandi ici. Il observe mon vélo, me dit que je vais devoir rapidement changer de roues (c’est vrai que les 20km de mountain biking ont du bien les abîmer…merci l’Italie!), et me donne des conseils. Entre Senj et Karlobag, plus au sud sur la côte, il y a 60km sans aucun village. L’anglais rencontré à Ljubljana m’avait dit que la Croatie pouvait être piège et qu’il fallait bien prévoir son eau : je comprends mieux… Il me parle aussi du profil de l’île de Krk, et je m’avise d’y aller en vélo.

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Vers 16h30, je me mets ainsi en route pour l’île, passe le péage où les employées me font signe de passer sans payer (cool!) et continue en pédalant sur la ligne blanche. C’est 30km de montées et de descentes et une circulation dense (merci les touristes allemands en camping-car!). Trois heures plus tard j’approche enfin de Krk, la ville principale de l’île. Je prends un chemin de terre comme deux jours plus tôt en Slovénie et me pose dans la forêt. Cette fois-ci, je ne monte pas ma tente, il fait trop chaud de toute façon. Je dors à la belle étoile, dans mon sac de couchage, mais ce n’est pas très paradisiaque : la forêt grouille de moustiques, et elle est  bruyante, sans oublier le bruit des voitures.

Bilan : 32km et 3h de vélo !

Jour 15 : Enfin, du repos

Je me réveille plusieurs fois à cause du bruit, et décampe vers 6h du matin, pas bien reposée. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a enfin une piste cyclable, mais elle ne dure que quelques kilomètres et s’arrête juste avant Krk.

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Fatiguée, je m’arrête justement à l’entrée de la ville et suis une petite route de terre où je me fais une halte et me repose un peu. Malheureusement, les moustiques sont déjà de sortie et je n’arrive pas vraiment à dormir. Après un détour par un supermarché, j’arrive à Krk qui est une ville touristique par excellence : tout est bien traduit en anglais, il y a une pelle d’agences touristiques qui organisent des excursions en tout genre, et des magasins de souvenirsà foison. KO, et n’ayant aucune envie de passer une demi-journée sur un bateau pressée entre deux familles de touristes, je me dis qu’il est temps de repartir de là.

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Me sentant vraiment fatiguée, je ne suis pas d’attaque à retraverser l’île et je me mets en quête d’un ferry qui irait sur la côte. L’office de tourisme me dit qu’il n’y en a pas, que le seul va à Zadar qui est bien trop au sud. J’étudie les options, et tente la station de bus qui me dit que ce sera possible mais avec un supplément qui fait le double du prix du billet. J’accepte, et lorsque le bus arrive, le chauffeur me dit en anglais que ce n’est pas une option de mettre le vélo dans la soute « it’s not a truck« , « ce n’est pas un camion ». Je ne comprends pas, il y a énormément de place, seulement trois touristes ont mis des valises et le bus est quasiment vide…Je lui explique la situation, il retourne voir le bureau où j’ai acheté le billet, puis c’est bon. Finalement le supplément n’est que l’équivalent du prix du billet, donc 13€ en tout. Pour une heure de bus, ça aurait pu être pire !

A 12h30, je me retrouve ainsi en amont du camping où j’étais la veille. Retour à la case départ, donc…

Et surtout, c’est l’heure du pic de chaleur, donc impossible de remonter sur le vélo avant 15h si je veux m’en tirer. Du coup, j’improvise un lit sur le banc et gonfle mon coussin. Je me repose, enfin, et repars avec une gauge d’énergie à moitié remplie.

L’idée est d’aller à Cricvenica, une ville côtière, où je me dis que je devrais pouvoir trouver une auberge et enfin dormir dans un vrai lit. J’y arrive rapidement, la route étant principalement plate ou descendante après une terrible montée au niveau du camping.

Comme d’habitude, je vais à l’office de tourisme et les bombarde de question. L’employée n’est pas très agréable, et fais le minimum pour m’aider, mais je m’en fiche, je continue avec mes questions. Finalement, après m’avoir laissée entendre qu’il n’y avait pas d’auberge de jeunesse, je vois marqué « Hostel » sur la carte qu’elle m’a donnée et la questionne. L’employée semble enfin se réveiller, et me dit qu’il y a effectivement une nouvelle auberge à 2km d’ici

Cricvenica, ou la côte surchagée :

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Ni une ni deux, j’y vais, tombe sur une première auberge qui visiblement n’est pas la bonne (je réveille au passage un retraité croate, qui est semble-t-il le gérant et parle très mal anglais) puis tombe enfin sur l’auberge « Karlovac ». Jour de chance, ils ont de la place, et je découvre avec surprise que c’est le même prix qu’un emplacement dans un camping croate, sauf que j’ai ma chambre à moi (je suis seule dans mon dortoir de 4 lits), ma salle de bain, accès à la plage de l’auberge et surtout un endroit calme où dormir… Bon, calme, pas tant que ça car il y a une colo d’ados belges qui passe son temps à crier et écouter de la musique fort. Heureusement que je ne comprends pas le néerlandais (quoique, avec l’allemand et l’anglais, j’en capte une bonne partie).

Peu m’importe, ça fait plaisir de se reposer (un peu) avant de repartir sur les étroites routes croates !

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BILAN : 20km et à peine une heure de vélo !

BILAN DE LA SEMAINE :

339km, soit 1067km depuis Vienne ! Ca me paraît énorme, je n’en reviens pas d’être arrivée jusqu’ici. Cette semaine a été riche en apprentissages, j’ai réalisé que ça me convenait plus de pédaler moins (et mieux). Surtout, il va falloir que j’adapte mon rythme à la chaleur en pédalant davantage le matin et en fin d’après-midi. Et aussi, je pense faire une pause « camping sauvage dans la forêt », ça devient vraiment crevant avec les moustiques et si je ne suis pas reposée, je passe une salle journée sur le vélo. En tout cas, j’ai hâte de découvrir le reste de la côte croate, et ses habitants ! A la semaine prochaine 🙂

 

 

 

 

 

 

 

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